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Actualités - Reportage

Saïda : situation dramatique mais solutions en vue

En matière d’égouts, Saïda est un cas typique des villes côtières libanaises. Depuis des lustres, les bouches d’égouts, qui existent certes, jettent leur eau sale dans la mer sans aucun traitement. M. Hilal Kobrosly, président de la municipalité de la capitale du Liban Sud, nous a exposé la situation dans sa ville. «Le traitement de l’eau d’égout n’est pas impossible, mais il faut y penser et faire de l’effort», dit-il. «Au début, explique M. Kobrosly, Saïda (la ville proprement dite) avait un réseau d’égouts indépendant qui déversait son eau dans la mer. Il faut dire cependant que la région était moins peuplée que maintenant. Mais quand les égouts de l’est de Saïda ont été ajoutés à ceux de la ville, la situation est devenue insupportable. En tout, 16 bouches d’égouts sur 17 km de réseau rejettent leur résidu sur la côte». Mais une solution existe, nous apprend M. Kobrosly. «Un projet de collecteur général sur toute la côte, tout au long de la corniche de Saïda, est préparé par le Conseil de développement et de reconstruction (CDR). Il ira jusqu’à la région de Saïnik, qui est le fleuve qui borde Saïda du côté sud. Dans cet endroit, une usine d’épuration de l’eau d’égout devra être installée, avec des crédits japonais». Sur le délai d’installation de cette usine, M. Kobrosly a déclaré: «Cette usine devrait être financée avec des crédits japonais qui ont déjà été obtenus par le gouvernement. Mais le Parlement tarde à donner son accord pour ces crédits, et nous n’avons pas idée s’il va le faire bientôt. Ce qui est sûr, c’est qu’une fois l’accord donné, la construction de l’usine ne devrait pas prendre plus de deux ans». À la question de savoir si cette usine réglera définitivement le problème, M. Kobrosly dit: «Ce n’est que l’étape préliminaire qui consiste à séparer toutes les matières solides des matières liquides, avant de les envoyer dans un tuyau appelé ‘diffuseur’ à 1 800 mètres de profondeur dans la mer. L’étape secondaire qui purifiera encore plus l’eau sera réalisée plus tard».
En matière d’égouts, Saïda est un cas typique des villes côtières libanaises. Depuis des lustres, les bouches d’égouts, qui existent certes, jettent leur eau sale dans la mer sans aucun traitement. M. Hilal Kobrosly, président de la municipalité de la capitale du Liban Sud, nous a exposé la situation dans sa ville. «Le traitement de l’eau d’égout n’est pas impossible, mais il faut y penser et faire de l’effort», dit-il. «Au début, explique M. Kobrosly, Saïda (la ville proprement dite) avait un réseau d’égouts indépendant qui déversait son eau dans la mer. Il faut dire cependant que la région était moins peuplée que maintenant. Mais quand les égouts de l’est de Saïda ont été ajoutés à ceux de la ville, la situation est devenue insupportable. En tout, 16 bouches d’égouts sur 17 km de réseau...