M. Abdallah Bitar, procureur général de la cour d’appel de Beyrouth a publié son réquisitoire dans l’affaire des propos diffamatoires attribués à Youssef Hussein Hamiyé, Elias Sadek Harb et son épouse Magida et Nagib Abbas Wehbé. Les accusés sont présumés coupables d’avoir payé 90 000 dollars pour soudoyer des magistrats, dans le but d’innocenter Elia Harb et sa femme, dans un procès pour trafic de drogue et usage de stupéfiants. M. Bitar estime dans son réquisitoire que les actions de M. Hamiyé sont passibles des peines prévues dans les articles 357 et 386 du Code pénal (trafic d’influence et diffamation). L’article 655 du Code pénal (escroquerie), est également applicable dans cette affaire, a estimé le procureur. Par ailleurs, M. Bitar a demandé l’inculpation des accusés pour faux témoignage et participation criminelle (articles 408 et 219 du Code pénal). Le dossier a été confié au premier juge d’instruction de Beyrouth, Saïd Mirza. On rappelle que, dans une affaire annexe, deux éléments des FSI ont été placés aux arrêts pour avoir permis à Abbas Hamiyé, détenu au dépôt du Palais de justice, de «s’absenter» de nuit de sa cellule, trois heures durant, pour se rendre à son domicile à Aïn el-Tineh. L’affaire Hamiyé n’est pas la seule dans laquelle la magistrature est diffamée. Le procureur général près le Mont-Liban Chucri Sader a engagé des poursuites contre le propriétaire de la boîte de nuit Crystal Palace, à Baabda, Badih Khalifé, qui prétend avoir payé 19 000 dollars pour acheter la bienveillance d’un magistrat, dans le cadre d’un procès.
M. Abdallah Bitar, procureur général de la cour d’appel de Beyrouth a publié son réquisitoire dans l’affaire des propos diffamatoires attribués à Youssef Hussein Hamiyé, Elias Sadek Harb et son épouse Magida et Nagib Abbas Wehbé. Les accusés sont présumés coupables d’avoir payé 90 000 dollars pour soudoyer des magistrats, dans le but d’innocenter Elia Harb et sa femme, dans un procès pour trafic de drogue et usage de stupéfiants. M. Bitar estime dans son réquisitoire que les actions de M. Hamiyé sont passibles des peines prévues dans les articles 357 et 386 du Code pénal (trafic d’influence et diffamation). L’article 655 du Code pénal (escroquerie), est également applicable dans cette affaire, a estimé le procureur. Par ailleurs, M. Bitar a demandé l’inculpation des accusés pour faux témoignage et...
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