Deux ans après la signature, en présence de Jacques Chirac, du protocole donnant naissance à l’«Ecole supérieure des affaires», M. Roger Ourset, son directeur général, peut dresser un état encourageant pour une institution aussi jeune. En effet, ce n’est pas moins de 175 élèves qui participent maintenant aux cours dispensés par des professeurs du groupe HEC et ESCP. Répartis entre les MBA temps plein et temps partiel ou encore le mastère-finance, ces étudiants, recrutés uniquement sur l’évaluation de leurs connaissances et de leur potentiel, affluent de toutes les régions du Liban et de l’étranger. Au plan de l’installation matérielle et pédagogique, l’«ESA» compte déjà parmi les standards internationaux. Rencontrés au hasard des couloirs, les étudiants du mastère finance qui s’adresse aux professionnels livrent leur témoignage à «L’Orient-Le Jour»: Ainsi Patrick Aznavourian, cadre d’une banque, ancien de l’ESCP Paris, a «retrouvé un cadre identique à la grande école parisienne que j’ai quittée». Pour Bachar Kouwatly, consultant, «le système modulaire des cours nous permet d’assumer nos responsabilités dans l’entreprise». Ahmad Hage, directeur d’une banque et Nadim Asmar, directeur financier, déclarent: «En plus du recyclage efficace acquis grâce aux cours, l’ESA est aussi un formidable lieu d’échanges. En effet, si le groupe est formé d’individus de toutes les cultures, il n’en est pas moins cohérent et tous les participants ont déjà un très bon niveau intellectuel. A ce niveau, les différences culturelles disparaissent d’ailleurs naturellement». Le recrutement est très sélectif, puisque 500 candidats se sont présentés pour 175 admis, soit un taux de 35% d’admission. «Cette sélection est basée sur des critères purement scientifiques, même s’il est tenu compte, pour le bon développement de l’école, du fait que notre communication doit être entendue de tous les Libanais. L’enseignement est d’ailleurs prioritairement donné en français, mais différentes possibilités de perfectionnement en français sont offertes aux étudiants anglophones qui sont de plus en plus nombreux. Promouvoir la langue française à travers l’éducation aux affaires est certes l’un de nos objectifs, à la condition toutefois de ne pas rendre notre enseignement sectaire», nous déclare M. Ourset. Depuis peu, donc, sont proposés par le CCF, au sein de l’«ESA», des cours de français à l’adresse des hommes d’affaires. Ceci devrait renforcer aussi la participation d’étudiants venus de l’extérieur (d’Egypte, du Maroc, de Tunisie, de Syrie, ou encore de pays européens). Les résultats aussi sont parlants, puisque, sur les 50 élèves de la première promotion, 65% ont trouvé un emploi dans les trois mois qui suivirent la fin de la scolarité. Pour les autres, l’«ESA» accompagne activement les recherches d’emplois, assurant ainsi le rôle de conseil pour les étudiants, mais aussi pour les entreprises.
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