Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les pèlerins affluent par terre, mer et air vers la Mecque

Par bateaux, par avions et par la route, les pèlerins musulmans convergent par dizaines de milliers vers La Mecque où se tiendra début avril le plus grand rassemblement religieux du monde. Pour l’Arabie Séoudite, le pèlerinage, qui fut autrefois une de rares ressources du pays avant l’exploitation du pétrole, est l’honneur du royaume et un formidable défi logistique. Il doit accueillir simultanément sur les Lieux saints jusqu’à deux millions de personnes en essayant d’assurer leur sécurité. L’année dernière, 343 personnes avaient péri dans un incendie qui a ravagé les tentes des pèlerins, dernier d’une série d’accidents. Pour beaucoup de pèlerins venus de pays pauvres, le pèlerinage est l’occasion de s’établir clandestinement dans le royaume. Les autorités en expulsent chaque année des milliers, mais des milliers d’autres échappent au coup de filet. Les gardes-frontières ont annoncé cette année un nouveau renforcement de la surveillance, avec des barrages aux accès des principales villes, pour éviter que les pèlerins se rendent ailleurs qu’à La Mecque et Medine. En milieu de semaine, plus de 600.000 pèlerins avaient déjà pénétré dans le royaume, dont 560.000 par avion, d’après le département des passeports. Une soixantaine de compagnies assurent quelque 4.000 vols pendant la saison du pèlerinage. Mais une cinquantaine de navires transportant plus de 60.000 fidèles sont aussi attendus cette année au port de Djeddah, d’après son directeur Mohammad Al-Ghaithy. Les autres viennent par la route, du Yémen, de Jordanie et d’Irak, d’Oman, de Bahrein et des Emirats arabes unis, mais la majorité des fidèles sont les résidents du royaume. Le pèlerinage à La Mecque est un des cinq piliers de l’islam, que tout musulman qui en a les moyens doit faire au moins une fois dans sa vie. Le temps fort des célébrations est l’ascension du Mont Arafat, qui devrait avoir lieu cette année le 6 avril, en fonction de l’apparition de la lune. Pour prévenir tout nouvel incendie, les organisateurs ont acheté des tentes ignifugées. D’après le prince Majed, gouverneur de La Mecque, un quart des pèlerins en disposera cette année. Les réchauds à gaz, à l’origine de la catastrophe de 1997, sont interdits cette année et les campeurs devront utiliser des feux de bois de charbon ou des réchauds à kérozène. Douze hélicoptères de la défense civile ont été mobilisés pour surveiller le gigantesque trafic humain. En 1990, 1.426 pèlerins avaient péri dans une bousculade. Une seconde bousculade avait fait 270 morts en 1994. Le pèlerinage est aussi chaque année un problème politique, les pèlerins prétendant y manifester contre les Etats-Unis depuis 1980. En 1987, la répression d’une de ces manifestations avait fait 402 morts dont 275 Iraniens. Quelque 80.000 pèlerins iraniens doivent participer cette année au grand pèlerinage. Le responsable iranien du pèlerinage, Mohammad Mohammadi Reyshari, a affirmé que les pèlerins iraniens avaient été «systématiquement harcelés et insultés ces derniers jours, se faisant confisquer leurs Corans et d’autres livres religieux». (AFP)
Par bateaux, par avions et par la route, les pèlerins musulmans convergent par dizaines de milliers vers La Mecque où se tiendra début avril le plus grand rassemblement religieux du monde. Pour l’Arabie Séoudite, le pèlerinage, qui fut autrefois une de rares ressources du pays avant l’exploitation du pétrole, est l’honneur du royaume et un formidable défi logistique. Il doit accueillir simultanément sur les Lieux saints jusqu’à deux millions de personnes en essayant d’assurer leur sécurité. L’année dernière, 343 personnes avaient péri dans un incendie qui a ravagé les tentes des pèlerins, dernier d’une série d’accidents. Pour beaucoup de pèlerins venus de pays pauvres, le pèlerinage est l’occasion de s’établir clandestinement dans le royaume. Les autorités en expulsent chaque année des...