Une conférence de Nader Srage L'usage de l'arabe dans les médias
le 28 mars 1998 à 00h00
M. Nader Srage, professeur de linguistique à la Faculté des lettres de l’Université libanaise (UL), a donné hier au Club culturel arabe une conférence intitulée: «L’usage de l’arabe dans les médias; une fonction de communication ou de consommation»? M. Srage a déclaré que la diversité des parlers arabes dans les médias libanais et l’alternance de l’arabe et des langues étrangères, comme l’anglais et le français, risquent d’avoir des conséquences négatives sur le plan pédagogique. Une généralisation de cette utilisation peut créer chez les jeunes qui passent une grande partie de leur vie devant les écrans de télévision, une confusion qui se répercutera sur leur façon d’écrire. Le plus grave danger qui guette l’arabe, selon M. Srage, est le fait que le parler est utilisé par certains médias comme langue écrite dans les titres des programmes pour adolescents ou pour enfants, notamment les émissions de sports et de variétés ou dans certaines annonces publicitaires. Selon M. Srage, ce phénomène est souvent dicté par des considérations idéologiques. «L’utilisation de l’arabe parlé dans un domaine réservé à l’arabe écrit suscite de nombreuses interrogations», a-t-il dit. «La langue n’est pas seulement un instrument au service de la consommation pour réaliser des profits, a-t-il ajouté. Elle ne doit pas non plus servir pour la conquête de nouveaux marchés (ceux du Golfe par exemple). Elle est avant tout un moyen de communication dont la fonction fondamentale est de transmettre l’expérience humaine. Aussi, constitue-t-elle une des composantes de notre identité nationale et un indice principal de notre culture. Nous sommes invités à adopter au niveau des médias des choix culturels adaptés à nos intérêts vitaux».
M. Nader Srage, professeur de linguistique à la Faculté des lettres de l’Université libanaise (UL), a donné hier au Club culturel arabe une conférence intitulée: «L’usage de l’arabe dans les médias; une fonction de communication ou de consommation»? M. Srage a déclaré que la diversité des parlers arabes dans les médias libanais et l’alternance de l’arabe et des langues étrangères, comme l’anglais et le français, risquent d’avoir des conséquences négatives sur le plan pédagogique. Une généralisation de cette utilisation peut créer chez les jeunes qui passent une grande partie de leur vie devant les écrans de télévision, une confusion qui se répercutera sur leur façon d’écrire. Le plus grave danger qui guette l’arabe, selon M. Srage, est le fait que le parler est utilisé par certains médias...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.