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Actualités - Chronologie

Le Maroc durcit son attitude à l'égard d'Israël

Agacé par la politique de Benjamin Netanyahu, le Maroc a durci son attitude à l’égard d’Israël en refusant d’accorder des visas à une délégation d’athlètes israéliens désireux de participer, à Marrakech, aux championnats du monde de cross-country, constate-t-on dans la capitale marocaine. Le roi Hassan II, rappelle-t-on, qui a toujours été un chaud partisan du processus de paix au Moyen-Orient et du rapprochement israélo-palestinien, avait déjà vivement dénoncé, au début du mois, l’«arrogance» du premier ministre Benjamin Netanyahu. «Nous ne pouvons que déplorer l’obstination du gouvernement israélien à tourner le dos à tous les engagements souscrits, à persévérer dans l’arrogance et à exposer ses citoyens et ceux de toute la région à des tensions dangereuses», avait-il notamment déclaré le 3 mars dernier dans un discours télévisé, à l’occasion du 37e anniversaire de son intrônisation. Le souverain marocain a également fait savoir à l’ancien chef du bureau de liaison israélien à Rabat, David Dadoon, qu’il refuserait désormais tout contact avec Benjamin Netanyahu. En réponse à une récente initiative du député travailliste israélien Raphi Edri, qui cherchait à le voir pour lui suggérer une rencontre avec le premier ministre israélien, le roi Hassan II a opposé une ferme fin de non-recevoir à l’idée de cette rencontre. «A l’avenir, je refuserai même de recevoir des messages de cet homme-là», a-t-il déclaré. Selon l’entourage du souverain marocain, cité au début du mois par le quotidien israélien «Yédiot Aharonot», le roi Hassan II, enfin, aurait également récemment déclaré, toujours sur le même sujet: «Je ne suis pas prêt à rencontrer cet homme-là. Je l’ai vu sur CNN et son comportement physique exprime la violence et l’intransigeance». Vendredi, à Marrakech, le président de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (IAAF), le docteur Nebiolo, s’est montré d’autant plus «déçu» par l’attitude marocaine que le Maroc s’était engagé, par écrit, à accueillir à Marrakech tous les athlètes membres de l’IAAF et désireux de participer aux championnats du monde de cross-country. Mais cet engagement, souligne-t-on à Rabat de bonne source, a été pris il y a longtemps déjà, à une époque où le Maroc espérait encore que les Etats-Unis, l’Union européenne et la «souplesse méritoire» de l’Autorité palestinienne parviendraient à «raisonner» Benjamin Netanyahu. Le souverain, souligne-t-on, n’a cependant pas rompu tous les ponts avec Tel-Aviv puisqu’il a récemment accepté d’accréditer un nouveau chef du bureau de liaison d’Israël à Rabat Gadi Golan, en remplacement de l’ancien, David Dadoon. (AFP)
Agacé par la politique de Benjamin Netanyahu, le Maroc a durci son attitude à l’égard d’Israël en refusant d’accorder des visas à une délégation d’athlètes israéliens désireux de participer, à Marrakech, aux championnats du monde de cross-country, constate-t-on dans la capitale marocaine. Le roi Hassan II, rappelle-t-on, qui a toujours été un chaud partisan du processus de paix au Moyen-Orient et du rapprochement israélo-palestinien, avait déjà vivement dénoncé, au début du mois, l’«arrogance» du premier ministre Benjamin Netanyahu. «Nous ne pouvons que déplorer l’obstination du gouvernement israélien à tourner le dos à tous les engagements souscrits, à persévérer dans l’arrogance et à exposer ses citoyens et ceux de toute la région à des tensions dangereuses», avait-il notamment déclaré...