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Actualités - Chronologie

Quand le football devient arme politique à Kiev

Dans la course aux élections législatives ukrainiennes du 29 mars, un petit parti centriste a «enrôlé» le directeur du club de football Dynamo-Kiev espérant ainsi bénéficier de l’image sacro-sainte du club kievien. Les électeurs «voudront récompenser les responsables qui ont amené cette équipe au sommet» et en premier lieu le président du club, Grigory Sourkis, qui est aussi candidat à la députation du Parti social-démocratique-uni, affirme le porte-parole du Dynamo Kiev, Olexandre Serdiouk. Nul doute donc, pour beaucoup d’experts et médias ukrainiens, que l’image de ce petit parti centriste réformiste se trouve renforcée par son association, même indirecte, avec la glorieuse équipe du Dynamo-Kiev, dans un paysage politique de centre et de droite totalement éclaté entre plusieurs petites formations. «La population a les yeux fixés sur le Dynamo et cela ne peut qu’avantager le Parti social-démocratique-uni», affirme un expert de l’Institut de la démocratie, Vadim Prochko. «L’équipe du Dynamo est la carte de visite de ce parti que j’appelle à présent le Parti social-dynamique», s’exclame-t-il. Pour l’hebdomadaire Zierkalo Niediely» (le Miroir de la Semaine), «chaque but marqué par le Dynamo est un clou enfoncé dans le cercueil des autres partis politiques». Sport et show-biz La plupart des formations politiques ont en effet eux-aussi adopté des vedettes comme figures de proue. «Tous les partis politiques centristes ukrainiens se ressemblent. Alors pour essayer de se distinguer aux yeux des électeurs, ils recrutent des vedettes sportives ou du show -business», explique M. Prochko. Mais ni le fameux chanteur d’opéra Dmitro Khnatiouk, du parti Hramada (centre-gauche), ni la vedette de cinéma Ada Rogovtseva, du Parti libéral, ne peuvent rallier les voix des électeurs avec autant de succès que le Dynamo. Ce succès a d’ailleurs transformé le club kievien en une véritable cible politique. Ainsi, le quotidien national Vsieukrainsky Viedomosti (Les nouvelles de toute l’Ukraine), financé par l’ancien premier ministre et candidat à la députation, Pavlo Lazarenko, a comparé récemment le Dynamo-Kiev «au politburo du Parti communiste». «A l’époque soviétique, il n’y avait qu’un seul parti politique et plusieurs équipes de football. Aujourd’hui, il y a plusieurs partis mais une seule équipe. C’est une situation absurde. L’Ukraine ne devrait pas se focaliser sur le Dynamo-Kiev mais œuvrer pour développer les autres équipes régionales de football», écrivait le quotidien. Malgré tous leurs efforts, les détracteurs du club kievien n’arrivent pas à éroder l’enthousiasme de la population pour son équipe chérie. «Il y a très peu de choses dont l’Ukraine peut être fière, le Dynamo-Kiev en est une», affirme Viatcheslav Pikhovchek, le présentateur vedette de l’émission politique «Cinq contre cinq» diffusée sur UT-2. «Les victoires du Dynamo sont les plus grandes réussites de l’Ukraine sur l’arène internationale», ajoute-t-il. M. Sourkis entend d’ailleurs fêter en grande pompe le 70e anniversaire du Dynamo le 27 mars, deux jours avant les élections législatives. (AFP)
Dans la course aux élections législatives ukrainiennes du 29 mars, un petit parti centriste a «enrôlé» le directeur du club de football Dynamo-Kiev espérant ainsi bénéficier de l’image sacro-sainte du club kievien. Les électeurs «voudront récompenser les responsables qui ont amené cette équipe au sommet» et en premier lieu le président du club, Grigory Sourkis, qui est aussi candidat à la députation du Parti social-démocratique-uni, affirme le porte-parole du Dynamo Kiev, Olexandre Serdiouk. Nul doute donc, pour beaucoup d’experts et médias ukrainiens, que l’image de ce petit parti centriste réformiste se trouve renforcée par son association, même indirecte, avec la glorieuse équipe du Dynamo-Kiev, dans un paysage politique de centre et de droite totalement éclaté entre plusieurs petites formations. «La...