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Actualités - Chronologie

Clinton décerne à Museveni un satisfecit en matière de démocratie

Le président américain Bill Clinton a donné un satisfecit d’ensemble au chef de l’Etat ougandais Yoweri Museveni en matière de démocratie, même si tout est loin d’être parfait dans ce pays, ont indiqué en substance mercredi plusieurs responsables américains. Ils ont aussi précisé que plusieurs hauts responsables américains avaient rencontré mardi des leaders de l’opposition ougandaise, tout en refusant de les identifier. Il semble qu’il se soit agi là d’une première. M. Clinton n’a pas participé à ces entretiens. Il déjeunait au même moment avec M. Museveni, avec qui il venait d’avoir une entrevue d’environ une heure. M. Museveni est l’un des leaders africains préférés de Washington, qui apprécie sa politique de libéralisation de l’économie et surtout son appui pour contenir le Soudan, que les Etats-Unis accusent de fomenter le terrorisme. De nombreux mouvements de défense des droits de l’homme attendaient de M. Clinton qu’il incite franchement M. Museveni à ouvrir le système politique ougandais, qui est officiellement «une démocratie sans parti», où les partis peuvent théoriquement exister mais n’ont pas le droit d’agir. Un des conseillers de M. Clinton pour les questions africaines, John Prendergast, a indiqué que les deux chefs d’Etat avaient «beaucoup» parlé de ce système, «avec un accent sur la participation locale». Mais il n’a pas fait état de la moindre critique de M. Clinton à l’égard de M. Museveni. «Ce n’est pas un Etat militaire, c’est une démocratie en développement», a commenté le pasteur Jesse Jackson, émissaire spécial de M. Clinton pour la démocratie en Afrique et membre de la délégation officielle durant cette tournée présidentielle en Afrique noire, qui a assisté à l’entrevue. «Il est assez clair que l’engagement à édifier des institutions démocratiques existe», a-t-il déclaré, estimant que l’Ouganda «avance clairement dans la direction» d’une démocratie de type occidental. Pour sa part, le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires africaines Susan Rice a insisté sur le fait que les progrès en matière de démocratie effectués par l’Ouganda avaient été «substantiels», même s’il y a «de toute évidence encore du chemin à faire». Elle a assuré que les Etats-Unis avaient «expliqué de manière absolument claire que le respect des droits de l’homme est absolument fondamental et que la participation démocratique, la liberté d’expression, la liberté d’association doivent être les critères par lesquels une société démocratique est jugée». «Dialoguer avec ces pays ne signifie pas forcément une approbation» de leur système politique, mais que «des avancées positives doivent être consolidées», a-t-elle dit. (AFP)
Le président américain Bill Clinton a donné un satisfecit d’ensemble au chef de l’Etat ougandais Yoweri Museveni en matière de démocratie, même si tout est loin d’être parfait dans ce pays, ont indiqué en substance mercredi plusieurs responsables américains. Ils ont aussi précisé que plusieurs hauts responsables américains avaient rencontré mardi des leaders de l’opposition ougandaise, tout en refusant de les identifier. Il semble qu’il se soit agi là d’une première. M. Clinton n’a pas participé à ces entretiens. Il déjeunait au même moment avec M. Museveni, avec qui il venait d’avoir une entrevue d’environ une heure. M. Museveni est l’un des leaders africains préférés de Washington, qui apprécie sa politique de libéralisation de l’économie et surtout son appui pour contenir le Soudan, que...