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Actualités - Reportage

Seattle chante sous la pluie ..

— «Singing in the Rain»: ce n’est pas seulement dans la chanson que l’on est d’humeur gaie et fredonnante lorsqu’il fait mauvais. La grisaille et même les nuages noirs, le crachin ou la pluie torrentielle ne sont pas synonyme de déprime, de léthargie, «blues» et autre vague à l’âme, comme on a coutume de le croire. Pour preuve, les habitants de Seattle, ville des Etats-Unis où le pluviomètre enregistre les plus fortes précipitations, ne sont jamais d’humeur sombre ou ombrageuse. Bien au contraire, ils s’accommodent fort bien des intempéries des divers caprices de la nature. C’est ce que révèle une étude effectuée dans cette ville qui porte à conclure que «s’il pleut sur la ville», il ne pleut pas nécessairement «dans mon cœur». Ici c’est l’inverse, si vous avez un coup de cafard on vous dira rien de tel pour y remédier qu’une bonne marche sous la pluie. Dans cette ville les habitants font mieux. On peut les voir en pleine averse en train de laver leur voiture, jouer au football et vaquer à mille et une occupations à l’extérieur. Sans entendre quelqu’un s’exclamer «que d’eau, que d’eau». Personne n’utilise de parapluie, seuls les touristes en sont armés. Et aussi mauvais qu’il soit, le temps ne fait jamais la «une» des journaux, il occupe invariablement sa place dans la rubrique météo. Il faut aussi se détromper, les 158 jours de pluie de l’année ne poussent pas du tout les gens à un désespoir si profond qu’il donne des envies d’au-delà. Le taux de suicide n’a rien d’alarmant et il est nettement plus bas que dans les régions désertiques du Nevada et de l’Arizona. Autre constatation, peu de gens souffrent de ce que l’on appelle le D.A.S. (désordre affectif saisonnier). De plus, les artistes et les écrivains adorent ce que l’on déteste en général, et que l’on qualifie de climat capricieux. Ils sont productifs à longueur d’année et leurs œuvres n’ont aucune connotation «noire». Il ne faut pas aussi oublier que la population compte parmi la plus énergique, la plus laborieuse et la plus productive du pays. On lui doit la fabrication des avions, des logiciels et l’art de concocter les meilleurs arômes de café, dont ceux de la célèbre firme Starbucks. A Seattle, on associe, la pluie à l’éthique du travail. Un dicton l’illustre bien, «Real people need real weather», ou à caractère trempé le temps vigoureux. Cette ambiance pluvieuse semble aussi propice à l’humour. Il n’est pas un cocktail, un dîner ou autre réception où les bons mots ne fusent. Et, la grande anecdote est presque toujours bâtie autour des «poules mouillées» de Los Angeles et autres villes de la Californie. A comprendre, comment on annule une manifestation et que l’on s’arrête de vivre s’il y a risque de pluie. Et si celle-ci tombe, les télévisions de la région accourent pour la filmer. Quant aux Californiens, ils ont été baptisés de «cuits au soleil», qui s’affolent et paniquent s’ils ne voient pas l’astre du jour durant 20 jours consécutifs. Qui pourra encore chanter que la misère est moins dure au soleil…
— «Singing in the Rain»: ce n’est pas seulement dans la chanson que l’on est d’humeur gaie et fredonnante lorsqu’il fait mauvais. La grisaille et même les nuages noirs, le crachin ou la pluie torrentielle ne sont pas synonyme de déprime, de léthargie, «blues» et autre vague à l’âme, comme on a coutume de le croire. Pour preuve, les habitants de Seattle, ville des Etats-Unis où le pluviomètre enregistre les plus fortes précipitations, ne sont jamais d’humeur sombre ou ombrageuse. Bien au contraire, ils s’accommodent fort bien des intempéries des divers caprices de la nature. C’est ce que révèle une étude effectuée dans cette ville qui porte à conclure que «s’il pleut sur la ville», il ne pleut pas nécessairement «dans mon cœur». Ici c’est l’inverse, si vous avez un coup de cafard on vous...