Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'UNESCO juge préoccupante la dépendance des petits pays dans l'information

La dépendance croissante des petits pays du Sud et du Nord vis-à-vis des grands fournisseurs internationaux d’information est «un facteur extrêmement préoccupant», affirme un rapport de l’UNESCO présenté aux Nations Unies. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris, a lancé à New York son rapport mondial sur la communication, le deuxième seulement depuis 1989. Le rapport, rédigé par l’universitaire algérien Mofti Maherzi, affirme que les «disparités» dénoncées à la fin des années 70 par les pays en développement sont «toujours d’actualité». Mais, souligne-t-il, «la carte de ces disparités s’est modifiée» par rapport aux années 70 et 80. Le rapport se démarque soigneusement des «débats stériles» sur le Nouvel ordre mondial de l’information (NOMIC) revendiqué par les pays en développement au début des années 80. Le soutien de l’UNESCO à ce qui était perçu comme une volonté de contrôle de l’information a été à l’origine du retrait des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne de l’organisation. M. Maherzi relève que «les flux d’information restent, certes, largement à l’avantage du Nord, mais de plus en plus de pays en développement comme le Brésil, l’Egypte, l’Inde ou le Mexique deviennent à leur tour producteurs, diffuseurs et opérateurs à l’échelle régionale, voire mondiale», écrit-il. Double dichotomie «La double dichotomie Nord-Sud et Est-Ouest laisse peu à peu la place à une nouvelle subdivision entre les grands pays à forte démographie (...) et les petits pays, du Sud comme du Nord». M. Maherzi estime que, «dans les pays industrialisés, si l’accès aux médias ne pose pas de problèmes particuliers en dehors des contraintes financières, la dépendance croissante des petits pays vis-à-vis des grands fournisseurs internationaux de textes, d’images et de données devient un facteur extrêmement préoccupant». «Quant aux pays les moins développés, leur situation a empiré dans la mesure où beaucoup se sont encore appauvris et sont restés en marge des avancées technologiques», écrit-il. Le rapport souligne que les efforts de l’UNESCO pour corriger ces disparités sont restés sans effet, en particulier parce que son Programme international pour le développement de la communication (PIDC) manque cruellement de moyens. Un des directeurs de la communication de l’UNESCO, Alain Maudoux, a indiqué lors d’un point de presse que ce programme n’était doté que de 3 millions de dollars par an. Le rapport de M. Maherzi, sous-titré «Les médias face aux défis des nouvelles technologies», dresse un panorama mondial des changements technologiques dans le domaine de la communication, analyse les transformations des paysages médiatiques et examine les relations entre les pouvoirs, l’information et la démocratie. M. Maudoux a souligné que l’approche du rapport était «purement technique», mais que ces conclusions étaient «assez similaires» à celles du rapport controversé de 1989. (AFP)
La dépendance croissante des petits pays du Sud et du Nord vis-à-vis des grands fournisseurs internationaux d’information est «un facteur extrêmement préoccupant», affirme un rapport de l’UNESCO présenté aux Nations Unies. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris, a lancé à New York son rapport mondial sur la communication, le deuxième seulement depuis 1989. Le rapport, rédigé par l’universitaire algérien Mofti Maherzi, affirme que les «disparités» dénoncées à la fin des années 70 par les pays en développement sont «toujours d’actualité». Mais, souligne-t-il, «la carte de ces disparités s’est modifiée» par rapport aux années 70 et 80. Le rapport se démarque soigneusement des «débats stériles» sur le Nouvel ordre mondial de...