Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Football Match amical Allemagne-Brésil : la pression monte

L’excitation était perceptible lundi, aussi bien dans le camp allemand que brésilien, deux jours avant un match qui, pour amical qu’il soit, revêt une extrême importance moins de trois mois avant le Mondial. «J’ai dit voilà des mois que cette partie contre l’Allemagne constituait pour moi un test décisif avant la Coupe du monde», a déclaré Mario Zagallo, le sélectionneur des champions du monde qui devaient arriver à Stuttgart lundi soir. Même son de cloche côté allemand. Olaf Thon: «Jouer contre le Brésil, c’est ce qu’il y a de plus grand». Andreas Moeller: «Ce match est un sommet sans égal». «Le Brésil est pour moi l’un des tout grands favoris du Mondial, cette équipe n’a pas qu’un seul joueur de la classe de Ronaldo, elle en a 14 ou 15», a commenté l’homologue de Zagallo, Berti Vogts. Aussi ce dernier mise-t-il sur les vieilles qualités allemandes: «Même les Brésiliens ne sont pas invincibles, à condition de travailler dur, il faudra jouer vite pendant 90 minutes et aller au contact». Il en a profité pour s’en prendre vertement à la FIFA et à sa décision de sanctionner d’un carton rouge les tacles par derrière. Il pourrait aussi trouver un allié dans le retour inopiné de l’hiver: la neige a recouvert Stuttgart de 20 cm lundi. Il devra par contre renoncer aux services de Jens Jeremies, qu’il entendait titulariser au poste de milieu défensif. Mais le joueur de Munich 1860 doit subir une opération du genou droit mardi, a-t-on appris lundi. Autre joueur qui ne devrait pas être aligné au coup d’envoi d’un match qui se jouera à guichets fermés (52.000 spectateurs): Yves Eigenrauch, qui avait pourtant placé Ronaldo sous l’éteignoir lors du quart de finale retour de la coupe de l’UEFA entre Schalke 04 et l’Inter. «Il ne fera pas partie de la formation de départ, mais j’envisage de mettre une photo d’Yves dans le vestiaire de Ronaldo», a plaisanté Vogts. Le champion d’Europe est le favori des bureaux de pronostics de Salzbourg contre le champion du monde. Le sélectionneur allemand Berti Vogts s’en est violemment pris lundi à Stuttgart à la FIFA et à sa décision, prise selon lui par «des septuagénaires», de sanctionner d’un carton rouge le tacle par derrière dès le prochain Mondial. «Cela va clairement à l’encontre des intérêts du football européen, le tacle fait partie intégrante des techniques de défense», s’est emporté Vogts, lui-même grand spécialiste du geste quand il était joueur et aujourd’hui à la tête d’une équipe dont l’engagement est l’une des forces. L’entraîneur ne s’est pas trompé sur le désavantage que pourraient subir ses poulains en observant que «la circulation du ballon prend à présent une importance bien plus grande». «Nous ne pouvons pas nous préparer pendant quatre ans à un événement de cette dimension et que d’un seul coup tombe une innovation», a tempêté Vogts lors du stage de préparation au match amical de mercredi contre le Brésil. «Cela aurait été gentil de la part de Monsieur (Josef) Blatter (secrétaire général de la FIFA) et de certains autres messieurs qui ont passé les 70 ans de consulter auparavant la commission technique de la FIFA», s’est-il étranglé lors d’une conférence de presse. La Fédération allemande a réagi: l’arbitre allemand de la Coupe du monde Bernd Heynemann accompagnera la Nationalmannschaft en Finlande où elle effectuera, du 18 au 28 mai, ses derniers réglages juste avant le Mondial. L’homme en noir instruira ses compatriotes sur les nouvelles règles. (AFP)
L’excitation était perceptible lundi, aussi bien dans le camp allemand que brésilien, deux jours avant un match qui, pour amical qu’il soit, revêt une extrême importance moins de trois mois avant le Mondial. «J’ai dit voilà des mois que cette partie contre l’Allemagne constituait pour moi un test décisif avant la Coupe du monde», a déclaré Mario Zagallo, le sélectionneur des champions du monde qui devaient arriver à Stuttgart lundi soir. Même son de cloche côté allemand. Olaf Thon: «Jouer contre le Brésil, c’est ce qu’il y a de plus grand». Andreas Moeller: «Ce match est un sommet sans égal». «Le Brésil est pour moi l’un des tout grands favoris du Mondial, cette équipe n’a pas qu’un seul joueur de la classe de Ronaldo, elle en a 14 ou 15», a commenté l’homologue de Zagallo, Berti Vogts....