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Actualités - Chronologie

Taiwan Le typhon Babs se dirige vers l'île

Le social-démocrate Gerhard Schröder a été investi mardi par la Chambre basse du Parlement (Bundestag) 7e chancelier de la République fédérale d’Allemagne, dont il dirigera le premier gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates et Verts. Gerhard Schröder a fait plus que le plein des voix de sa majorité, ce qui n’avait jamais été le cas dans l’histoire de la RFA: il a obtenu 351 oui à son investiture, contre 287 non et 27 abstentions, sur 666 exprimées (un bulletin non valide). Sociaux-démocrates (SPD) et Verts totalisent 345 députés dans l’Assemblée sortie des urnes le 27 septembre, soit une majorité de 21 voix. Les 36 communistes rénovés du PDS n’ont pas tous suivi les consignes de leur chef de file, Gregor Gysi, qui avait appelé à l’abstention. M. Schröder, chargé de faire entrer son pays dans le XXIe siècle en vertu d’un mandat de quatre ans, est le troisième chancelier social-démocrate depuis la fondation de la République fédérale en 1949, après Willy Brandt (1966-1969) et Helmut Schmidt (1974-1982). Ces deux derniers avaient gouverné avec le parti libéral FDP. Son prédécesseur, le chrétien-démocrate Helmut Kohl, a été le premier à venir féliciter le nouveau chancelier, manifestement ému, qui avait attendu le résultat le visage grave. Celui qui a mis fin à 16 ans de règne Kohl sera à la tête d’un gouvernement de 16 membres, chancelier compris, comptant 12 sociaux-démocrates, trois Verts (dont le ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier Joschka Fischer) et un sans-parti. Autre personnage clé de ce gouvernement, le ministre des Finances, en la personne du président du SPD Oskar Lafontaine, s’est adjugé des compétences élargies à l’Europe et aux orientations économiques. Helmut Kohl a abandonné sur le bureau de lourds dossiers de politique intérieure, laissant le plus épais en haut de la pile, celui du chômage. Innovation et justice sociale : c’est sous cette bannière que Gerhard Schröder a mené le Parti social-démocrate (SPD) à la victoire aux législatives le 27 septembre. Un mot d’ordre aux multiples déclinaisons. Mais toutes se subordonnent à une seule: la lutte contre le chômage. Le contrat de coalition passé par les sociaux-démocrates avec les Verts en fait la mission première. Afin que Gerhard Schröder, après le chrétien-démocrate Helmut Kohl, ne passe pas à son tour à la postérité comme un autre «chancelier du chômage». C’est à son succès contre ce fléau et contre les disparités entre l’Ouest et l’Est qu’il sera mesuré. En moyenne, 4,4 millions de personnes recherchaient un emploi en 1998, 17,3% de la population active étaient au chômage à l’Est, deux fois plus qu’à l’Ouest. En raison de ces sinistres records, Helmut Kohl a été le premier chef de gouvernement de la République fédérale désavoué par l’électeur. C’est dire les espoirs placés en son successeur. Pour ne pas les décevoir, un «programme d’urgence» doit créer 100 000 emplois et places d’apprentissage. Gerhard Schröder ressortira des cartons le «pacte pour l’emploi» dans lequel Helmut Kohl avait vainement essayé de concilier les intérêts du gouvernement, du patronat et des syndicats. Les circonstances sont plus favorables à son successeur. Au social-démocrate est acquise a priori une sympathie syndicale certaine, au moderniste «camarade des patrons» une certaine inclination patronale. Gerhard Schröder pourrait dévoiler au plus vite l’échéancier de son «pacte pour l’emploi». Son cabinet devait, dès jeudi, prouver sa volonté d’opérer tambour battant en annulant les coupes sociales pratiquées par le gouvernement sortant: facilités de licenciement, réduction des indemnités-maladie et des retraites... Homme du «nouveau centre», Gerhard Schröder se veut, après les années d’immobilisme imputées à Helmut Kohl, le promoteur de la réforme sociale pour introduire l’Allemagne dans le prochain millénaire, une Allemagne décomplexée, ayant soldé son passé nazi. Gerhard Schröder sera le premier chancelier de la «République berlinoise». L’investiture de M. Schröder sera la dernière à se dérouler sur les rives du Rhin: la nouvelle législature verra le déménagement de Bonn à Berlin des instances législatives et de l’Éxécutif, prévu à l’été 1999. M. Schröder, qui ne cache pas son peu d’intérêt pour Bonn, a déjà annoncé qu’il laissait à M. Kohl tout loisir d’occuper la résidence de la chancellerie dans la ville rhénane. Lui-même entend travailler le plus tôt possible à Berlin, où il veut recevoir les visiteurs étrangers sans attendre l’installation du gouvernement.
Le social-démocrate Gerhard Schröder a été investi mardi par la Chambre basse du Parlement (Bundestag) 7e chancelier de la République fédérale d’Allemagne, dont il dirigera le premier gouvernement de coalition entre sociaux-démocrates et Verts. Gerhard Schröder a fait plus que le plein des voix de sa majorité, ce qui n’avait jamais été le cas dans l’histoire de la RFA: il a obtenu 351 oui à son investiture, contre 287 non et 27 abstentions, sur 666 exprimées (un bulletin non valide). Sociaux-démocrates (SPD) et Verts totalisent 345 députés dans l’Assemblée sortie des urnes le 27 septembre, soit une majorité de 21 voix. Les 36 communistes rénovés du PDS n’ont pas tous suivi les consignes de leur chef de file, Gregor Gysi, qui avait appelé à l’abstention. M. Schröder, chargé de faire entrer son pays...