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Actualités - Chronologie

Kinshasa ne répond pas à des fantômes

La République démocratique du Congo «ne répond pas à des fantômes», a déclaré mercredi la présidence congolaise en réponse à la demande de Washington de libérer «immédiatement» les opposants détenus en RDC. «Nous ne répondons pas à des fantômes. Nous ne répondons qu’à des responsables», a déclaré depuis Lubumbashi (Sud) M. Dominique Sakombi, conseiller en communication du président Laurent-Désiré Kabila. «Nous ne connaissons pas ce responsable, donc nous ne répondons pas», ajoute M. Sakombi sans autre commentaire. Néanmoins, le président Kabila a affirmé mercredi que l’interdiction d’activité des partis politiques en République démocratique du Congo, dénoncée par Washington, est une «mesure provisoire». Selon le chef de l’Etat, cette interdiction doit être levée avant la tenue d’élections générales en RDC, promises par le nouveau régime congolais pour 1999, au terme d’une transition de deux ans. La suspension des partis a été une des premières mesures décidées par M. Kabila après le renversement, le 17 mai, du maréchal Mobutu Sese Seko. Le multipartisme avait été rétabli dans l’ex-Zaïre le 24 avril 1990, date du début d’une interminable «transition» de sept ans. Selon le nouveau pouvoir, la suspension des partis est nécessaire pour «remettre de l’ordre» dans le pays avant les élections. Le chef de l’Etat a dénoncé à de nombreuses reprises l’incapacité des partis à imposer au maréchal Mobutu la tenue d’élections et accusé les leaders de l’opposition d’être «complices» du pouvoir déchu. M. Kabila fonde ses critiques sur la prolifération des partis pendant la transition. Avant sa prise du pouvoir, il y avait plus de 400 formations politiques enregistrées à Kinshasa. En outre, M. Kabila affirme ne pas se sentir concerné par l’opposition au régime Mobutu, qualifiée d’«héritage» de l’ex-Zaïre. Selon lui, les véritables opposants au maréchal ne peuvent s’opposer au pouvoir qui l’a renversé. La transition définie par M. Kabila doit durer deux ans. Elle a débuté avec la création d’une Commission constitutionnelle qui doit préparer un «avant-projet» de Loi fondamentale. Cet avant-projet, qui doit notamment définir le rôle des partis politiques, est actuellement en discussion à la Commission. Le texte doit être remis au chef de l’Etat d’ici quelques semaines puis discuté par une Assemblée constituante. La Constitution sera ensuite soumise à référendum. Selon le chef de l’Etat, les partis politiques pourront alors reprendre leurs activités pour mener campagne en vue des élections. (AFP)
La République démocratique du Congo «ne répond pas à des fantômes», a déclaré mercredi la présidence congolaise en réponse à la demande de Washington de libérer «immédiatement» les opposants détenus en RDC. «Nous ne répondons pas à des fantômes. Nous ne répondons qu’à des responsables», a déclaré depuis Lubumbashi (Sud) M. Dominique Sakombi, conseiller en communication du président Laurent-Désiré Kabila. «Nous ne connaissons pas ce responsable, donc nous ne répondons pas», ajoute M. Sakombi sans autre commentaire. Néanmoins, le président Kabila a affirmé mercredi que l’interdiction d’activité des partis politiques en République démocratique du Congo, dénoncée par Washington, est une «mesure provisoire». Selon le chef de l’Etat, cette interdiction doit être levée avant la tenue...