Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Opinion Pourquoi il faut renforcer la lutte

Lutter contre le blanchiment d’argent pour éviter de déstabiliser les marchés. Tel est l’argument avancé par M. Jihad Azour. «En dehors des pressions internationales, d’autres raisons majeures doivent pousser les autorités des différents pays émergents à se préoccuper du problème de blanchiment. «Un contrôle sévère constitue un complément indispensable à toute action de lutte contre le trafic de la drogue. En effet, la lutte contre le blanchiment se justifie principalement par le fait que “le meilleur moyen de lutter contre le trafic est d’éviter que les fruits de ces opérations illicites ne reviennent à ceux qui les organisent”. Car non seulement le blanchiment renforce les organisations criminelles, mais il risque aussi de déstabiliser les marchés dans lesquels ces capitaux illicites s’investissent ensuite en toute liberté. «Les opérations de blanchiment ont des effets négatifs sur l’activité économique dans son ensemble et renforcent les risques de déstabilisation du secteur financier des pays émergents. En effet, ces flux de capitaux issus du blanchiment sont devenus suffisamment importants pour déstabiliser plusieurs secteurs économiques dans ces pays émergents, que l’étroitesse de leur économie rend encore plus vulnérables que les grandes économies industrialisées. «Cela pour deux raisons majeures: «• Tout d’abord, les capitaux injectés dans les pays émergents par les blanchisseurs ne sont pas toujours utiles pour leur économie, car ils privilégient certains types d’activités économiques non productives. «• D’autre part, les opérations de blanchiment conduisent à une déformation de la concurrence au sein du secteur financier et permettent, par conséquent, le maintien en activité, de façon artificielle, de certaines institutions financières fragiles qui sont vulnérables aux appels de sirène des blanchisseurs. Dans des cas extrêmes, le système bancaire risque de passer en partie sous le contrôle des organisations mafieuses, comme c’est le cas en Russie. «Par conséquent, chaque pays émergent doit comprendre l’importance de maintenir intacte la réputation de son système financier local, de conserver la confiance des clients et des épargnants, de rassurer la communauté financière internationale et les investisseurs et d’éviter la suspicion des autorités réglementaires des autres pays. De plus, compte tenu des exigences internationales dans ce domaine, les différents pays émergents vont être poussés progressivement à constituer un dispositif minimum de lutte contre le blanchiment de capitaux, en mettant l’accent sur l’amélioration du dispositif juridique national et le renforcement du rôle du système financier dans ce domaine».
Lutter contre le blanchiment d’argent pour éviter de déstabiliser les marchés. Tel est l’argument avancé par M. Jihad Azour. «En dehors des pressions internationales, d’autres raisons majeures doivent pousser les autorités des différents pays émergents à se préoccuper du problème de blanchiment. «Un contrôle sévère constitue un complément indispensable à toute action de lutte contre le trafic de la drogue. En effet, la lutte contre le blanchiment se justifie principalement par le fait que “le meilleur moyen de lutter contre le trafic est d’éviter que les fruits de ces opérations illicites ne reviennent à ceux qui les organisent”. Car non seulement le blanchiment renforce les organisations criminelles, mais il risque aussi de déstabiliser les marchés dans lesquels ces capitaux illicites...