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Actualités - Chronologie

Pétrole Les cours au plus bas depuis 1986

Toutes les grandes compagnies pétrolières américaines ont accusé une chute à deux chiffres de leurs bénéfices au troisième trimestre en raison de la baisse des prix du pétrole, du gaz et de la demande. Exxon, le numéro un, est celle qui s’en sort le mieux avec un retrait de son résultat net de 23% «seulement» à 1,4 milliard de dollars sur un chiffre d’affaires qui a fondu de 4 milliards à 32,7 milliards. Pour Lee Raymond, président d’Exxon, «la baisse de 420 millions de dollars du bénéfice net reflète la faiblesse des cours du pétrole brut avec une moyenne de 6 dollars par baril, ou 33%, de moins que le prix du baril sur le troisième trimestre l’an dernier». Le patron du groupe d’Irving (Texas) a également souligné «la baisse des prix du gaz naturel et les marges plus faibles sur le raffinage aux États-Unis et dans la région Asie-Pacifique». Globalement tous s’alarment du fait que le prix du pétrole brut est à son plus bas niveau depuis douze ans. Le cours moyen du baril (West Texas Intermediate) était à 11,31 dollars sur le trimestre, soit un tiers de moins qu’il y a un an. Pour Chevron, la baisse des bénéfices atteint 37% à 461 millions de dollars sur un chiffre d’affaires en retrait de 25% à 7,7 milliards. Outre les faibles prix du brut, le groupe a subi «d’importants dégâts dans le Golfe du Mexique à la suite d’une série d’ouragans», note son PDG Ken Derr. Le groupe a dû fermer quatre unités de production et évacuer du personnel en septembre du fait des conditions climatiques. L’impact est évalué à 50 millions de dollars en manque à gagner sur la production pour cette compagnie. En aval, les secteurs raffinage et distribution se sont encore détériorés à l’international, notamment «en Asie-pacifique ou les marges ont été réduites du fait de la crise économique», ajoute Ken Derr. Etant donné ces circonstances, Chevron prévoit encore «un quatrième trimestre difficile». «Nos résultats devraient continuer à être affectés par la faiblesse des cours du brut et des marges bénéficiaires des activités raffinage et distribution». Amoco et Texaco ne sont pas en reste avec des profits amputés de plus de la moitié: respectivement –53% et –58%. Pour Amoco, le bénéfice ressort à 295 millions de dollars sur des ventes en retrait de 16,6% à 7,5 milliards de dollars et Texaco dégage 215 millions sur un chiffre d’affaires en baisse de plus de 3 milliards à 7,7 milliards de dollars. La récession en Asie a pesé sur les marges de Texaco qui note que sa raffinerie à Singapour a même été dans le rouge «du fait d’une demande extrêmement faible» dans la région. Quant à Amoco, pour compenser la perte de profits, elle a augmenté son volume de production et réduit ses coûts. Elle mise surtout sur son projet de fusion avec British Petroleum qu’elle entend mener à terme avant la fin de l’année. Jeudi à Wall Street, tous ces titres étaient en baisse. À la mi-séance, Exxon perdait 2 11/16 à 72 7/8, Chevron 3 7/8 à 83 1/4, Amoco 3/8 à 51 13/16 et Texaco 1 1/16 à 57 9/16.
Toutes les grandes compagnies pétrolières américaines ont accusé une chute à deux chiffres de leurs bénéfices au troisième trimestre en raison de la baisse des prix du pétrole, du gaz et de la demande. Exxon, le numéro un, est celle qui s’en sort le mieux avec un retrait de son résultat net de 23% «seulement» à 1,4 milliard de dollars sur un chiffre d’affaires qui a fondu de 4 milliards à 32,7 milliards. Pour Lee Raymond, président d’Exxon, «la baisse de 420 millions de dollars du bénéfice net reflète la faiblesse des cours du pétrole brut avec une moyenne de 6 dollars par baril, ou 33%, de moins que le prix du baril sur le troisième trimestre l’an dernier». Le patron du groupe d’Irving (Texas) a également souligné «la baisse des prix du gaz naturel et les marges plus faibles sur le raffinage aux...