Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Des centres médico-sociaux pour un suivi sur le terrain

Beaucoup de centres médico-sociaux ou sociaux, publics, semi-publics ou privés ont une vision globale des besoins sur le terrain. Ils sont confrontés aux pires situations qui engagent l’individu dans la collectivité et la collectivité dans la société. De ces situations, surgit un problème qui peut, à la longue, faire l’objet d’une attention particulière. La réponse ne se fait pas au détriment d’autres problèmes. C’est ainsi que la maltraitance apparaît dans un contexte global lié par exemple, à l’exploitation sexuelle et à la prostitution enfantine. Les enfants subissent des «sévices sexuels» et aucun milieu «aisé» ou «défavorisé» n’est épargné. Nathalie Chémaly, assistante sociale, travaille depuis 1993 dans des institutions spécialisées sur la femme et l’enfant à Bourj-Hammoud, Nabaa et Sin el-Fil. Elle travaille également au niveau de la pré-délinquance juvénile féminine «Safa», organisme rattaché à Dar el-Amal pour les secteurs de la prévention spécialisée. L’accompagnement, qu’elle assure auprès des jeunes, lui a permis de constater une «mauvaise communication comportementale, souvent brutale chez des jeunes sexuellement agressés». Les centres précités organisent des rencontres et des activités pour les jeunes de 12 à 13 ans. «Ils constituent, précise N. Chémaly, des foyers susceptibles d’apporter les informations indispensables pour un suivi sérieux». La famille, les voisins, les organismes sociaux signalent souvent des cas d’enfants maltraités. Des 61 jeunes filles qui avaient été suivies en 1997, 33 avaient des sévices répondant aux quatre critères de la maltraitance à savoir «la négligence, les sévices physiques, psychiques et sexuels». Elles sont âgées entre 12 et 19 ans. Certaines sont scolarisées, d’autres travaillent ou restent à la maison. «L’assistance peut être longue, signale N. Chémaly, et tout un personnel spécialisé est souvent sollicité pour parvenir à une stabilité aussi bien au niveau du choix à faire qu’au niveau de la décision». La durée peut être longue. Elle varie entre 2 et 3 ans avant d’aboutir à des résultats efficaces. L’Afel ou Association du foyer de l’enfant libanais a été créée en 1976, autorisée en 1977 et reconnue d’Utilité publique en 1987. Une rencontre avec Amal Farhat, assistante sociale et coordinatrice du bureau social pour les projets concernant la famille et l’enfant ainsi qu’avec Jackie Boustany, assistante sociale à l’internat d’Achkout, apporte les précisions suivantes: Retard scolaire, troubles caractériels En 1976, 40 enfants soit 14 familles ont été suivis; en 1994-1995, le nombre passe à 600 enfants et 275 familles. En 1998, l’internat de Jouar reçoit 60 enfants et le centre de quartier de Sin el-Fil 110 enfants sans compter les 53 enfants pour un rattrapage scolaire et les 252 enfants dans le cadre du service d’aide en famille. 475 enfants environ sont pris en charge dans les différents centres, sans compter ceux qui bénéficient du programme d’alphabétisation et des activités du club des jeunes, garçons et filles de 14 à 18 ans. Quant à l’éducation populaire du couple, elle touche 75 à 100 couples. Nos deux interlocuteurs font remarquer que «les responsables se sont très vite rendus compte de la maltraitance infligée à certains enfants. En 1997, sur 250 familles, 90 d’entre elles violentaient les enfants. Sur 28 familles, 10 enfants ont subi des abus sexuels… et des pères entre 35 et 45 ans présentant des troubles caractériels, alcooliques ou toxicomanes, devenaient agressifs. Des mères maltraitent également leurs enfants. En 1997, sur 90 familles suivies, 12 mères ont été signalées dans cette catégorie».
Beaucoup de centres médico-sociaux ou sociaux, publics, semi-publics ou privés ont une vision globale des besoins sur le terrain. Ils sont confrontés aux pires situations qui engagent l’individu dans la collectivité et la collectivité dans la société. De ces situations, surgit un problème qui peut, à la longue, faire l’objet d’une attention particulière. La réponse ne se fait pas au détriment d’autres problèmes. C’est ainsi que la maltraitance apparaît dans un contexte global lié par exemple, à l’exploitation sexuelle et à la prostitution enfantine. Les enfants subissent des «sévices sexuels» et aucun milieu «aisé» ou «défavorisé» n’est épargné. Nathalie Chémaly, assistante sociale, travaille depuis 1993 dans des institutions spécialisées sur la femme et l’enfant à Bourj-Hammoud, Nabaa et...