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Actualités - Opinion

Carnet de route English speaking v/s French speaking

Il ne faut pas croire qu’au Liban le mot «frenchspeaking» soit bienveillant. Nous, francophones, les «englishspeaking» ne nous portent guère dans leur cœur. C’est ainsi qu’une journaliste anglophone attaquant un critique d’art, ajoutait, à ses dures épithètes, «frenchspeaking» comme si c’était une tare. Le corps médical n’est pas plus tendre quand il s’agit de formation française opposée à formation américaine; une table ronde préparée à ce sujet pour un journal juste avant la guerre, vola en éclats: les médecins pressentis firent preuve d’un tel dissentiment qu’il fallut mettre un terme à la séance. A l’inverse, nous, francophones, n’adorons pas les «englishspeaking» exclusifs. Les «tabbulé parties» (le «u» prononcé à la française) nous font rire, le ghetto de l’Alumni fait souffler sur nous un vent de supériorité hostile, bref, ça ne baigne pas. Question de langue? Question d’ethnie? Il me semble qu’on oublie le soubassement de l’arabe, à force de «phonies» étrangères. L’arabe qui fut la langue de 17 ans de guerre, ni frenchspeaking, ni anglophone: notre langue pour une fois commune. Il est vrai qu’elle se parlait au mortier. Pour quelle langue peut-on plaider? Allons-y, sauf Etel Adnan, fan de l’arabo-islamique, pour le français, l’arabe et le trilinguisme. Dieu, y reconnaîtra les siens. Quelle combinaison...
Il ne faut pas croire qu’au Liban le mot «frenchspeaking» soit bienveillant. Nous, francophones, les «englishspeaking» ne nous portent guère dans leur cœur. C’est ainsi qu’une journaliste anglophone attaquant un critique d’art, ajoutait, à ses dures épithètes, «frenchspeaking» comme si c’était une tare. Le corps médical n’est pas plus tendre quand il s’agit de formation française opposée à formation américaine; une table ronde préparée à ce sujet pour un journal juste avant la guerre, vola en éclats: les médecins pressentis firent preuve d’un tel dissentiment qu’il fallut mettre un terme à la séance. A l’inverse, nous, francophones, n’adorons pas les «englishspeaking» exclusifs. Les «tabbulé parties» (le «u» prononcé à la française) nous font rire, le ghetto de l’Alumni fait...