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Actualités - Reportage

La physionomie des marchés Stabilisation du dollar à Beyrouth

Le dollar a entamé la semaine, hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire, dans un marché marqué d’un côté par l’abondance de l’offre et d’un autre par la persistance des achats de la Banque du Liban (B.D.L.) en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. C’est ainsi qu’en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 L.L. à l’achat et 1515,00 L.L. à la vente, la B.D.L. est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 L.L., comme depuis jeudi dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la B.D.L., entre 1501,75 et 1502,25 L.L. dans un volume d’affaires assez étoffé, dépassant trente millions de dollars, entièrement achetés par la B.D.L. à 1502,- L.L., à en croire les milieux cambistes de la place. Le dollar se reprend face aux européennes À l’étranger, le billet vert s’est légèrement raffermi en ce début de semaine face aux monnaies européennes mais a perdu quelques fractions contre la devise japonaise, sur des marchés très calmes, faute de statistiques économiques importantes, mais nerveux en perspective de nouvelles baisses des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique. Ce sentiment a été relancé hier par les propos attribués au directeur général du Fonds monétaire international (F.M.I.), Michel Camdessus, préconisant une baisse des taux d’intérêt en Europe, notamment en Allemagne et en France, pour soutenir la croissance, à un moment où la Banque d’Angleterre semble être la plus susceptible d’assouplir sa politique monétaire. En outre, le dollar a profité de corrections techniques au lendemain du nouveau coup qu’il avait subi au milieu de la semaine dernière avec l’assouplissement monétaire surprise de la Réserve fédérale américaine (Fed). Cela d’autant que des informations dans la presse dominicale britannique indiquaient que des banques centrales européennes étaient intervenues discrètement vendredi dernier autour de 1,60 D.M. pour un dollar pour limiter l’appréciation de la devise germanique. Pourtant, la devise japonaise continuait de bénéficier du plan d’assainissement du secteur financier nippon et de soutien à l’économie qui ne cesse d’exercer quelques pressions sur le dollar face au yen. C’est ainsi qu’il s’est négocié à New York, comme suit : – 1,7005 pour un sterling contre 1,7025, vendredi dernier. – 1,6315 D.M. contre 1,6180. – 5,4710 F.F. contre 5,4255. – 1,3275 F.S. contre 1,3160. – 1614,00 lires contre 1600,00. – 114,65 yen contre 115,25. Bourse de Beyrouth : en baisse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est inscrite en baisse, hier, sous l’impulsion de la dépréciation des actions «C» de la Bank of Beirut et de celles des Ciments libanais, le restant de la cote étant stable, notamment les actions de Solidere des deux catégories. Toutefois, à Londres, les certificats de dépôt (G.D.R.) liés aux actions «A» de cette société se sont négociés légèrement à la hausse entre 10,75 et 11,25 dollars. En effet, l’indice général L.I.S.P.I. a diminué de 0,17% à 87,71 points ainsi que l’indice partiel L.I.B.X. des valeurs bancaires de 0,11% à 193,10 points. Volatilité de Wall Street Wall Street a fait montre d’une grande volatilité en ce début de semaine, tirée vers le bas par des ventes bénéficiaires au lendemain de sa forte reprise de la semaine dernière à la suite du nouvel assouplissement monétaire de la Fed, et vers le haut par des résultats trimestriels meilleurs que prévu publiés par certaines grandes sociétés américaines. Les nouvelles contradictoires concernant l’orientation future des taux d’intérêt aux États-Unis devaient, en outre, nourrir des courants spéculatifs dans les deux sens. En effet, les opérateurs semblaient être frappés d’incertitude et d’hésitation, malgré l’intérêt manifesté pour les valeurs de la haute technologie et du secteur bancaire. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller entre un plus bas à 8388,96 points et un plus haut à 8515,37 points, avant d’afficher en préclôture 8455,90 points, en hausse de 39,14 points sur vendredi dernier. Paris: petite hausse Dans un marché très calme, la Bourse de Paris a beaucoup hésité lundi avant de terminer sur une petite note positive. En hausse de 0.26% à l’ouverture, l’indice CAC 40 a terminé sur un gain de 0.15% à 3.395,35 points. Pendant une grande partie de la séance, cet indice a franchi à la hausse ou à la baisse le niveau inscrit vendredi dernier. Le montant des échanges sur le marché à règlement mensuel s’est élevé à 7,9 milliards de francs. À quelques jours de la liquidation du terme d’octobre, les valeurs affichent une perte légèrement inférieure à 1% sur les trois semaines écoulées. Sur le matif, le contrat sur les bons du Trésor à 10 ans a fini sur une hausse de 14 centièmes à 109,22. La semaine dernière, la Bourse de Paris avait regagné 9,6% en raison des perspectives de détente des taux d’intérêt à court terme. La plupart des Bourses européennes s’effritaient également lundi malgré une bonne orientation de Wall Street lundi dans le courant de la séance. Le Dow Jones était en hausse de 0,42%. Pour les experts de la Société Générale, les marchés ont ces derniers mois dansé la samba, hésitant entre deux scénarios: un ralentissement de l’économie mondiale ou une entrée en récession. Mais ces experts veulent croire à une poursuite de l’expansion des économies américaine et européennes en 1999 qui devrait permettre aux marchés des actions européens de progresser de 20% au cours des 12 prochains mois. Londres: en baisse La Bourse de Londres a clôturé lundi en baisse, en raison principalement de prises de bénéfices et d’interrogations sur l’évolution des taux d’intérêt britanniques après les taux américains. L’indice Footsie des cent principales valeurs s’inscrivait en baisse de 55,6 points, à 5.007,5 points, soit une baisse de 1,08%. Après un mauvais début, les actions ont néanmoins profité de l’ouverture en hausse à Wall Street, au milieu d’espoirs renouvelés d’un prochain assouplissement des taux britanniques après la réduction d’un quart de point des taux américains la semaine dernière. Parmi les principales baisses, la compagnie d’assurance Norwich Union a reculé de 29 pence à 430 pence tandis que Royal Sun perdait 38 pence à 510 pence. Le groupe de communication Pearson, propriétaire du prestigieux Financial Times, a reculé de 15 pence à 875 pence en raison d’inquiétudes sur le financement de son rachat de l’éditeur américain Simon and Schuster, malgré l’annonce de la vente pour 350 millions de livres de sa filiale Tussauds. Diageo (alcools et spiritueux) a perdu 18 pence à 560 pence. British Aerospace a clôturé en hausse de 3,5 pence, à 437 pence, après un recul en cours de séance sous l’effet d’informations de presse faisant état de pressions françaises sur Londres pour empêcher une éventuelle alliance avec l’allemand Dasa excluant le français Aérospatiale. Francfort: effritement La Bourse de Francfort a cédé un léger 0,07% lundi, dans un marché peu étoffé suivant les pertes de Wall Street à l’ouverture, selon des courtiers. Le X-DAX (DAX XETRA), marché électronique qui brasse les deux tiers des transaction effectuées en Allemagne, a clôturé la séance à 4.466,18 points. Sur le front des entreprises, Hoechst a gagné 0,49% à 61,10 DM en clôture. L’action avait été bousculée en début de séance, le marché sanctionnant l’annonce vendredi soir après clôture de l’échec de la vente de sa filiale Herberts à l’américain Kohlberg Kravis Roberts (KKR). Henkel a subi de forts dégagements, sans raison apparente, selon les courtiers. Le titre a laissé 4,23% à 136 DM. Bayer et BASF ont fait très bonne figure, gagnant respectivement 1,40% à 61,65 DM et 4,08% à 63,70 DM. Les automobiles ont profité de l’abandon par le futur gouvernement social-démocrate/Verts de l’idée de limitation de vitesse sur les autoroutes allemandes, selon des courtiers. Volkswagen a pris 2,87% à 121,85 DM, et BMW 0,09% à 1.095 DM. Daimler-Benz a progressé de 1,03% à 132,50 DM. Il a bénéficié d’une recommandation d’une association allemande de protection des petits actionnaires qui a conseillé aux porteurs de titres du groupe de les échanger contre des actions Daimler Chrysler, le nouveau groupe qui naîtra d’ici la fin de l’année de la fusion avec l’américain Chrysler. Tokyo: nette reprise La Bourse de Tokyo a terminé en nette hausse lundi, suite aux gains de Wall Street (+1,41%) vendredi et d’achats liés à la forte hausse des contrats sur indices. L’indice Nikkei s’est adjugé 286,66 points, soit 2,16%, à 13.567,20 après un plus haut de 13.786,36. Le future de décembre a avancé de 310 points à 13.540. «Les risques de voir le marché baisser ont, à court terme, diminué, l’ensemble des places boursières saluant un mouvement de détente des taux de par le monde», indique-t-on dans les salles du marché. Le marché américain a clôturé la semaine en beauté en réaction à l’inattendue baisse des taux d’un quart de point décidée par la Réserve fédérale. L’espoir de voir les banques centrales européennes emboîter le pas à leur homologue américaine a également joué en faveur de la Bourse de Tokyo.
Le dollar a entamé la semaine, hier, à Beyrouth, sur un ton stationnaire, dans un marché marqué d’un côté par l’abondance de l’offre et d’un autre par la persistance des achats de la Banque du Liban (B.D.L.) en l’absence d’intérêts particuliers à la demande. C’est ainsi qu’en maintenant ses deux taux d’intervention en l’état, entre 1502,00 L.L. à l’achat et 1515,00 L.L. à la vente, la B.D.L. est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1508,50 L.L., comme depuis jeudi dernier. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la B.D.L., entre 1501,75 et 1502,25 L.L. dans un volume d’affaires assez étoffé, dépassant trente millions de dollars, entièrement achetés par la B.D.L. à 1502,- L.L., à en croire les...