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Actualités - Reportage

Claude Ber pour des identités plurielles

Ecrivain, poète, essayiste, dramaturge, professeur, inspecteur pédagogique régional, inspecteur d’Académie, Claude Ber ne chôme pas. Elle parle et se fait entendre. Militante, elle l’est tant sur le plan politique que culturel. Au «Forum», elle parle d’identité culturelle en Méditerranée: héritage et création. «C’est autour de la Méditerranée que se sont développées les trois grandes religions monothéistes qui se réclament du «Livre»: le christianisme, le judaïsme et l’Islam. Rien qu’à les énoncer, on mesure la profondeur de la marque culturelle qu’elles impriment sur l’histoire de l’humanité tout entière avec la double face de cette prégnance religieuse», dit-elle. Pour Ber, «un jeu de tension entre ces religions, comme à l’intérieur d’elles-mêmes entre dévots et mystiques, traverse toute notre histoire avec ses moments d’explosion, mais aussi ses mouvements d’ouverture... A cela s’ajoute une pléiade de traditions culturelles issues de la mosaïque de civilisations qui se sont interpénétrées et dont l’apport sous-jacent s’est intégré aux traditions majeures... Il suffit que chacun regarde pour voir partout les traces de cet incessant brassage. Confluent de culture, identités plurielles et ouvertes, gisement à explorer, c’est cela la Méditerranée pour Claude Ber qui, entre immobilisme et perte de mémoire, fait le choix de la création «dans ce que ce terme a d’inventif, de dynamisme me semble répondre aux défis de notre temps. Quand je dis création, je pense aussi bien aux créateurs qu’à nous tous... Il s’agit moins d’hériter de notre passé comme une dotation que comme d’un espace à explorer et à étendre. Ainsi, ce n’est pas sous le signe de l’immobilité que je voudrais placer l’identité et la culture méditerranéennes, mais sous celui du mouvement incessant de la mer... Et puis, elle nous parle d’identité méditerranéenne non pas au singulier, mais au pluriel en incluant la pluralité réelle du passé et celle potentielle de l’avenir...». Cet écrivain qui évoque à la fois Avicenne et Maïmonide, fait croiser Ulysse et Sindbad, rapproche Homère et Shéhérazade , considère qu’un choix poétique est aussi politique, «Pris entre l’immobilité du passé sur lequel plus rien n’est possible et l’incertitude de l’avenir, nous humains, affirme-t-elle, n’avons que deux attitudes en notre pouvoir: pardonner et promettre. Et toute démarche créatrice opère les deux: elle digère le passé et fait oeuvre vivante de ce qui était cicatrice de conflits et accomplit, dans sa réalisation la promesse de l’avenir...».
Ecrivain, poète, essayiste, dramaturge, professeur, inspecteur pédagogique régional, inspecteur d’Académie, Claude Ber ne chôme pas. Elle parle et se fait entendre. Militante, elle l’est tant sur le plan politique que culturel. Au «Forum», elle parle d’identité culturelle en Méditerranée: héritage et création. «C’est autour de la Méditerranée que se sont développées les trois grandes religions monothéistes qui se réclament du «Livre»: le christianisme, le judaïsme et l’Islam. Rien qu’à les énoncer, on mesure la profondeur de la marque culturelle qu’elles impriment sur l’histoire de l’humanité tout entière avec la double face de cette prégnance religieuse», dit-elle. Pour Ber, «un jeu de tension entre ces religions, comme à l’intérieur d’elles-mêmes entre dévots et mystiques,...