Journaliste, poète et auteur d’une quinzaine d’ouvrages, Étel Adnan partage son temps entre les Etats-Unis et la France. Elle écrit aussi bien en anglais ou en français, cela dépend souvent de l’endroit et de l’humeur. Elle regrette cependant de ne pas écrire en arabe. «L’arabe est une langue intelligente», dit-elle, «rapide dans sa syntaxe, riche, très ancienne». Elle constate qu’elle est cependant «attaquée de toute part, on l’accuse de ne pouvoir s’adapter au monde moderne, de n’être pas faite pour les mathématiques, alors que ce sont les Arabes qui ont inventé l’algèbre, l’astronomie et la médecine! Il y a tout un héritage qui vient avec la connaissance d’une langue». Nostalgique de cette connaissance de la langue arabe, elle se souvient «qu’on nous interdisait de parler même à la récréation, dans les écoles catholiques dans la période entre les deux-guerres. Aujourd’hui la pression est plus nuancée, mais c’est quand même incroyable de couper un peuple de ses racines…» Et elle précise, «les Turcs ont changé d’alphabet et rien que cela les a coupés de leur passé. On nous a obligé à quitter notre langue, c’est terrible». Pour elle, un livre n’est vraiment écrit que «quand il est traduit en arabe. Ce qui me tient le plus à cœur : que ce que j’écris soit traduit en arabe. Mes poèmes le sont souvent dans la revue Mawakef». D’ailleurs, un recueil est en préparation «Fayez Mallas y rassemble les traductions qui sont parues dans diverses revues». Engagée, Étel Adnan l’est toujours. «Je suis d’instinct du côté des opprimés». Pour elle, tout est social et relève de la morale. Quant aux batailles à mener, elles sont nombreuses estime-t-elle. «Il y a tout un travail à faire sur l’éducation civique. Il faut mettre les télévisions à contribution afin de diffuser des programmes éducatifs aussi bien pour les petits que pour les grands…»
Journaliste, poète et auteur d’une quinzaine d’ouvrages, Étel Adnan partage son temps entre les Etats-Unis et la France. Elle écrit aussi bien en anglais ou en français, cela dépend souvent de l’endroit et de l’humeur. Elle regrette cependant de ne pas écrire en arabe. «L’arabe est une langue intelligente», dit-elle, «rapide dans sa syntaxe, riche, très ancienne». Elle constate qu’elle est cependant «attaquée de toute part, on l’accuse de ne pouvoir s’adapter au monde moderne, de n’être pas faite pour les mathématiques, alors que ce sont les Arabes qui ont inventé l’algèbre, l’astronomie et la médecine! Il y a tout un héritage qui vient avec la connaissance d’une langue». Nostalgique de cette connaissance de la langue arabe, elle se souvient «qu’on nous interdisait de parler même à la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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