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Actualités - Chronologie

Italie - Dopage L'enquête ministérielle conclut à de graves irrégularités

La commission administrative nommée par le vice-président du Conseil Walter Veltroni a conclu à des irrégularités dans le fonctionnement de la Fédération italienne de football et de la Fédération de médecine sportive, a indiqué mercredi M. Veltroni. La commission dirigée par Carlo Federico Grossi a relevé «des actes contraires aux règles élémentaires de bonne administration», selon une lettre de M. Veltroni adressée au vice-président du comité olympique (CONI), Bruno Grandi. Relevant le manque d’efficacité des contrôles antidopage et les «violations» des règles en vigueur, M. Veltroni déplore «les retombées négatives sur l’image du sport dans notre pays». La commission d’enquête «a clairement identifié les graves responsabilités de la Fédération de médecine sportive», poursuit M. Veltroni. Selon le ministre, la commission a également mis l’accent sur la responsabilité de la Fédération de football, coupable d’avoir violé les normes en vigueur sur les contrôles PH et de densité d’urine. Le CONI n’est pas épargné: «Les faits prouvent qu’il y a eu omission de contrôle adéquat», écrit M. Veltroni. Le ministre prône une rapide réorganisation du CONI, qui doit devenir un organisme «autonome et moins bureaucratique, et revoir ses relations avec les fédérations sportives». Le grand organisme du sport national désire avant tout éviter la venue d’un commissaire nommé par le gouvernement et s’efforce de procéder au plus vite à l’élection d’un nouveau président, après la démission de Mario Pescante, emporté par le scandale du dopage. Les noms de Massimo Moratti, actuel président de l’Inter Milan, Primo Nebiolo et Gianni Petrucci, respectivement présidents de la Fédération internationale d’Athlétisme et de la Fédération italienne de basket-ball, circulent depuis quelques jours. L’élection du nouveau président du CONI devrait être organisée entre le 9 et le 11 novembre. Le scandale du dopage a éclaté l’été dernier à la suite des révélations de l’entraîneur de l’AS Rome, Zdenek Zeman, et a entraîné la démission du président du CONI, Mario Pescante, et le limogeage de plusieurs experts du laboratoire antidopage de l’Acqua Acetosa. Le laboratoire s’est vu retirer son agrément par le Comité international olympique (CIO), et a été fermé pour trois mois. Plusieurs enquêtes judiciaires sont en cours, dont l’une à Turin, menée par le procureur Raffaele Guariniello. Le président Nizzola admet une erreur de la FIGC Le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Luciano Nizzola, a admis mercredi à Rome, et ce pour la première fois, que la FIGC «avait commis une erreur en ce qui concerne les contrôles du PH (basicité du taux d’acidité de l’urine) et de la densité des urines des joueurs». Ces contrôles de PH et de la densité des urines n’ont jamais été effectués, en violation dépit des règlements du Comité internationbal olympique (CIO) en la matière, et font partie des nombreuses irrégularités commises par le laboratoire Acqua Acetosa dépendant du CONI, et qui ont entraîné la fermeture de ce laboratoire pour trois mois par le CIO. Lucian Nizzola a fait cette déclaration après avoir reçu le rapport de la commission d’enquête administrative, nommée par le vice-président du Conseil, M. Walter Veltroni. M. Nizzola a réaffirmé sa «tranquillité pour la correction de son comportement», mais s’est aussi déclaré prêt à se soumettre au «jugement du comité exécutif, et du conseil national du comité olympique italien (CONI), ainsi qu’à celui du ministre des Sports. Création d’une commission d’experts La Fédération italienne de football a décidé de créer une commission d’experts chargée de veiller sur les contrôles antidopage, a annoncé le président de la Ligue des amateurs, Elio Giulivi, à l’issue du Conseil fédéral qui s’est tenu à Rome. La proposition avancée par le président de la Ligue professionnelle, Franco Carraro, a été adoptée à l’unanimité des suffrages des présidents des clubs de D1 et D2. M. Giulivi a affirmé que la réunion avait été consacrée en grande partie à la question du dopage dans le football. Le Conseil «est uni» et a confirmé que la Fédération de football «n’a rien à voir avec le scandale du dopage» et que «son président, Luciano Nizzola, n’a aucune responsabilité dans cette affaire», a-t-il ajouté. Michele Maffei entendu à Rome Le secrétaire général du laboratoire antidopage de Rome dépendant du comité olympique italien (CONI), Michele Maffei, a été entendu, par les juges Vincenzo Roselli et Silverio Piro chargés de l’enquête sur les irrégularités constatées dans le fonctionnement du laboratoire. «Je suis venu pour rencontrer Roselli et Piro, leur clarifier la situation et leur expliquer dans quelles conditions se trouve le laboratoire. J’ai mis à leur disposition la documentation du matériel recueilli», a souligné le secrétaire général. Maffei qui a succédé à M. Emilio Gasbarrone, l’ancien secrétaire général limogé dès le début du scandale antidopage, a précisé aux juges qu’il occupait un rôle de médiateur par rapport aux anciens experts du laboratoire qui effectuent actuellement les opérations de consigne des échantillons de contrôle. La question concernant le transport de près de 280 échantillons de tests de contrôles vers les laboratoires étrangers a également été abordée. Le comité olympique international (CIO) a enlevé son agrément à l’activité du laboratoire à la suite des multiples irrégularités relevées dans son fonctionnement.
La commission administrative nommée par le vice-président du Conseil Walter Veltroni a conclu à des irrégularités dans le fonctionnement de la Fédération italienne de football et de la Fédération de médecine sportive, a indiqué mercredi M. Veltroni. La commission dirigée par Carlo Federico Grossi a relevé «des actes contraires aux règles élémentaires de bonne administration», selon une lettre de M. Veltroni adressée au vice-président du comité olympique (CONI), Bruno Grandi. Relevant le manque d’efficacité des contrôles antidopage et les «violations» des règles en vigueur, M. Veltroni déplore «les retombées négatives sur l’image du sport dans notre pays». La commission d’enquête «a clairement identifié les graves responsabilités de la Fédération de médecine sportive», poursuit M. Veltroni....