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Actualités - Chronologie

Angleterre : Owen égratigné par la critique

Porté aux nues, il y a trois mois, Michael Owen, le petit prodige du football anglais, a dû, comme ses équipiers, se défendre des critiques à la suite de la piètre performance de l’Angleterre face à la Bulgarie (0-0) samedi à Wembley. Auréolé d’une réputation de star après ses exploits durant la dernière Coupe du monde, et notamment un but mémorable contre l’Argentine, Owen apparaissait aux yeux du public britannique comme l’arme absolue, mais tant face à la Suède que contre la Bulgarie, l’attaquant de Liverpool n’a pas eu l’impact espéré. «Je n’ai pas de problème de confiance, mais le niveau international n’est pas le même que celui du championnat», se défend-il. «Je peux m’y adapter, d’ailleurs cela s’est bien passé pendant la Coupe du monde. Seulement les gens s’attendent à ce que je marque des buts comme contre l’Argentine chaque semaine». Certains observateurs se sont également interrogés sur sa complémentarité avec Alan Shearer. «Je pense que mon entente avec Alan contre la Bulgarie a été meilleure que contre la Suède. Nous avons eu plus de ballons et il y a eu plus de mouvement, mais travailler sur la complémentarité demande du temps. Je me fixe des objectifs élevés et je suis le premier déçu si je ne les atteins pas, mais je ne pense pas avoir été si mauvais que cela samedi dernier». Hoddle en jugera-t-il autant au moment de composer son équipe pour affronter le Luxembourg? Le sélectionneur anglais avait laissé entendre qu’il pourrait rappeler Teddy Sheringham, écarté lors du Mondial pour satisfaire l’opinion, mais qu’il considère toujours comme «très astucieux, et à l’aise au niveau international». Shearer et Southgate au secours d’Hoddle Alan Shearer et Gareth Southgate, deux des «sages» de l’équipe d’Angleterre, sont venus au secours de Glenn Hoddle, leur sélectionneur, victime d’un véritable lynchage médiatique après la piètre performance de sa formation face à la Bulgarie (0-0), samedi à Wembley, en éliminatoires de l’Euro 2000. «Depuis deux matches, nous, les joueurs, devons convenir que nous n’avons pas été à la hauteur», a affirmé Southgate. «Nous savons ce qui se passe dans les coulisses et la pression que doit subir l’entraîneur, mais une fois sur le terrain, c’est à nous de faire en sorte que nos performances soient bonnes». «Nous ne cherchons pas d’excuse, mais j’ai le sentiment que nous sommes un peu paralysés par la peur de mal faire», a estimé le défenseur d’Aston Villa. «Il y a deux matches seulement, les gens disaient qu’avec un peu de chance nous aurions pu être champions du monde», a ironisé Shearer. «Nous sommes toujours motivés par Glenn Hoddle. Il a le soutien des joueurs à 100 pour cent. Nous croyons toujours en lui». La presse en revanche n’est pas non plus clémente. Le Sun qui présente en dernière page une photo montage de Glenn Hoddle avec une camisole de force a lancé un sondage auprès de ses lecteurs leur demandant si le sélectionneur doit rester. Le Mirror répond à sa façon avec un cliché montrant des supporteurs en train de faire des gestes obscènes en direction d’Hoddle avec un jeu de mots en guise de légende qui signifie: «dégage». Si l’équipe d’Angleterre doit commettre un nouveau faux pas mercredi soir au Luxembourg, Hoddle peut effectivement s’attendre à préparer ses bagages.
Porté aux nues, il y a trois mois, Michael Owen, le petit prodige du football anglais, a dû, comme ses équipiers, se défendre des critiques à la suite de la piètre performance de l’Angleterre face à la Bulgarie (0-0) samedi à Wembley. Auréolé d’une réputation de star après ses exploits durant la dernière Coupe du monde, et notamment un but mémorable contre l’Argentine, Owen apparaissait aux yeux du public britannique comme l’arme absolue, mais tant face à la Suède que contre la Bulgarie, l’attaquant de Liverpool n’a pas eu l’impact espéré. «Je n’ai pas de problème de confiance, mais le niveau international n’est pas le même que celui du championnat», se défend-il. «Je peux m’y adapter, d’ailleurs cela s’est bien passé pendant la Coupe du monde. Seulement les gens s’attendent à ce que...