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Actualités - Opinion

Et rebelote pour le chaos

S’il a bénéficié, pour sa première édition l’an dernier, de l’indulgence de tous, le Festival du film de Beyrouth devra faire face cette année au courroux de plus d’un et subir les conséquences d’une organisation déplorable. Changements innombrables de programme, annulation de rendez-vous en dernière minute, promesses non tenues, horaires non respectés… Face aux multiples plaintes, un seul et même argument, servi et resservi sur tous les tons : «Une manifestation d’une telle envergure comprend toujours une part d’imprévu». Argument qui, cela va sans dire, ne pèse pas lourd et n’impressionne personne. D’abord, les films ne font pas le festival et l’importance d’un événement se mesure aussi à l’organisation. Que nous importe de recevoir des invités de choix si c’est pour mal les recevoir! Les imprévus sont inévitables? Qu’à cela ne tienne, la moindre des choses est dans ces cas-là d’avertir. Par respect pour le temps des autres, qui est, contrairement à ce que semblent penser certains, toujours précieux. Confiés à des étudiants, l’accueil et la billetterie sont aussi chaotiques que le reste: les jeunes avantagent leurs proches et amis, se croient tout permis et manifestent une mauvaise humeur, voire carrément de l’impolitesse. Attitude qui fait écho à l’agressivité des responsables du festival. Qui finissent d’ailleurs par se défiler, refusant tout dialogue. Résultat: les nerfs à vif, des entretiens pas toujours décontractés avec les réalisateurs et autres invités et une envie de boycottage qui démange douloureusement. Et qu’on ne vienne pas brandir l’argument de l’argent: avec l’impressionnante campagne publicitaire que le Festival s’est offert, il est difficile de faire croire que le blé est compté. À moins d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre…
S’il a bénéficié, pour sa première édition l’an dernier, de l’indulgence de tous, le Festival du film de Beyrouth devra faire face cette année au courroux de plus d’un et subir les conséquences d’une organisation déplorable. Changements innombrables de programme, annulation de rendez-vous en dernière minute, promesses non tenues, horaires non respectés… Face aux multiples plaintes, un seul et même argument, servi et resservi sur tous les tons : «Une manifestation d’une telle envergure comprend toujours une part d’imprévu». Argument qui, cela va sans dire, ne pèse pas lourd et n’impressionne personne. D’abord, les films ne font pas le festival et l’importance d’un événement se mesure aussi à l’organisation. Que nous importe de recevoir des invités de choix si c’est pour mal les recevoir! Les...