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Actualités - Chronologie

Réunion orageuse du comité exécutif de la CGTL(photo)

Le comité exécutif de la CGTL a tenu hier une réunion quelque peu orageuse sous la présidence de M. Elias Abou Rizk. Consacrée à l’examen de certains dossiers en rapport avec les doléances socio-économiques de la Centrale syndicale, la réunion a dégénéré en violentes altercations entre certains membres du comité exécutif qui ont même failli en venir aux mains. Une tension latente se manifeste depuis plusieurs semaines entre le directoire de la CGTL et M. Abou Rizk, d’une part, et plusieurs pôles d’influence de la Centrale syndicale, d’autre part. Le courant frondeur est conduit, notamment, par M. Walid Jouaydi, connu pour être proche du chef du gouvernement Rafic Hariri. Il est soutenu dans son opposition au président de la CGTL par deux autres responsables syndicaux, MM. Maroun Kholi et Georges Harb. Les opposants reprochent à M. Abou Rizk de prendre des décisions d’une manière individuelle et unilatérale sans en référer à la direction de la Centrale syndicale. Ce à quoi M. Abou Rizk répond qu’il expose régulièrement au comité exécutif de la CGTL toute décision qu’il aurait pu prendre de façon unilatérale. Selon des sources proches du directoire de la Centrale syndicale, la tension présente semble être entretenue par des ingérences à peine occultes du ministère des Affaires sociales dans les problèmes internes à la CGTL. Quoi qu’il en soit, la réunion du comité exécutif qui s’est tenue hier a donné lieu à de violentes altercations entre M. Maroun Kholi, d’une part, et les deux responsables syndicaux proches de la direction actuelle, MM. Sleiman Hamdane et Abdel Amir Najdé. À l’issue de ces débats houleux, le comité exécutif a quand même publié un communiqué dans lequel il affirme «fonder beaucoup d’espoir sur les préparatifs en cours en vue de l’élection d’un nouveau chef de l’État et de la formation d’un nouveau gouvernement». Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le comité a affirmé «parier, comme tous les Libanais, sur l’étape à venir qui sera l’étape du changement véritable et radical en direction de l’édification de l’État de droit et des institutions, d’un État démocratique, juste et libre». Le comité a par ailleurs appelé, une nouvelle fois, à un «dialogue national pour la mise au point d’un programme de sauvetage global qui permettrait la mise en application d’un plan socio-économique national et d’un protocole social assurant la prospérité souhaitée à l’échelle du pays tout entier». Sur un autre plan, le comité a rappelé ses principales revendications ayant trait notamment aux salaires, aux prestations sociales, aux écolages, aux taxes, aux hausses des tarifs d’eau, de téléphone et d’électricité, à la lutte contre le chômage et à la protection de la main-d’œuvre libanaise contre la concurrence étrangère illicite.
Le comité exécutif de la CGTL a tenu hier une réunion quelque peu orageuse sous la présidence de M. Elias Abou Rizk. Consacrée à l’examen de certains dossiers en rapport avec les doléances socio-économiques de la Centrale syndicale, la réunion a dégénéré en violentes altercations entre certains membres du comité exécutif qui ont même failli en venir aux mains. Une tension latente se manifeste depuis plusieurs semaines entre le directoire de la CGTL et M. Abou Rizk, d’une part, et plusieurs pôles d’influence de la Centrale syndicale, d’autre part. Le courant frondeur est conduit, notamment, par M. Walid Jouaydi, connu pour être proche du chef du gouvernement Rafic Hariri. Il est soutenu dans son opposition au président de la CGTL par deux autres responsables syndicaux, MM. Maroun Kholi et Georges Harb. Les...