Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'UE divisée sur une nouvelle résolution de l'ONU

Les ministres des Affaires étrangères des Quinze, qui se sont réunis dans l’attente des décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU et de l’OTAN sur le Kosovo, sont apparus divisés sur la nécessité d’une nouvelle résolution des Nations Unies autorisant le recours à la force. Mais ces divergences de vues devraient s’effacer si l’Alliance atlantique décidait de passer à l’action pour obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à arrêter la répression au Kosovo, les Quinze ayant promis d’être solidaires. La balle est maintenant dans le camp du Conseil de Sécurité de l’ONU, son secrétaire général, Kofi Annan, s’étant dit dans l’incapacité de porter un jugement objectif. L’OTAN prendra ensuite les décisions concrètes jeudi, au niveau de ses ministres des Affaires étrangères ou du Groupe de contact des grandes puissances, voire des deux forums. Pour le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, les choses sont claires: la résolution 1189, qui exige le retrait des troupes spéciales serbes et l’ouverture de négociations avec les Kosovars, est suffisante pour déclencher des frappes alliées, même s’il serait mieux d’adopter un texte plus explicite. La France, qui a toujours estimé qu’une nouvelle résolution était nécessaire, a laissé la porte ouverte lundi. «L’évaluation sera faite au dernier moment», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. Cette formule signifie que le Royaume-Uni et la France, les deux membres européens permanents du Conseil de Sécurité, tenteront de rallier la Russie à une nouvelle résolution si cela s’avère nécessaire, souligne-t-on de source diplomatique. Mais ils passeront outre si Moscou campe sur ses positions. Pas de base pour une attaque Cette plongée dans l’«illégalité internationale» inquiète plusieurs pays européens, et non des moindres. «La résolution (existante) des Nations Unies n’est pas une base suffisante pour une attaque», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel. Son homologue espagnol, Abel Matutes, ainsi que le chef de la diplomatie grecque, ont exprimé la même opinion. Ils ont toutefois admis dans la foulée que l’on pourrait entrer dans une «zone grise» s’il était prouvé que la répression se poursuit au Kosovo malgré les promesses de Belgrade. Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Wolfgang Schuessel, dont le pays préside pour l’instant l’UE, a déclaré que le compte à rebours avait commencé pour Slobodan Milosevic. «Nous espérons vivement que ce dernier message sera entendu», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse. Des missiles américains Tomahawk, accompagnés ou suivis de bombardements aériens, pourraient donc frapper des objectifs militaires serbes dans les prochaines semaines.(Reuters)
Les ministres des Affaires étrangères des Quinze, qui se sont réunis dans l’attente des décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU et de l’OTAN sur le Kosovo, sont apparus divisés sur la nécessité d’une nouvelle résolution des Nations Unies autorisant le recours à la force. Mais ces divergences de vues devraient s’effacer si l’Alliance atlantique décidait de passer à l’action pour obliger le président yougoslave Slobodan Milosevic à arrêter la répression au Kosovo, les Quinze ayant promis d’être solidaires. La balle est maintenant dans le camp du Conseil de Sécurité de l’ONU, son secrétaire général, Kofi Annan, s’étant dit dans l’incapacité de porter un jugement objectif. L’OTAN prendra ensuite les décisions concrètes jeudi, au niveau de ses ministres des Affaires étrangères ou du...