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Actualités - Chronologie

Le palais Bustros craint un échec de la mission Albright

La diplomatie libanaise se concentre ces jours-ci sur les perspectives de succès de la mission que doit entamer incessamment la secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright en Israël et à Gaza pour parvenir à un accord définitif sur un retrait partiel israélien des territoires palestiniens occupés. Au palais Bustros, on craint par dessus tout que la levée de boucliers de la droite dure israélienne, opposée à toute concession territoriale en Cisjordanie, ne fasse capoter les efforts américains actuels, tournant autour d’un retrait d’une portion de 13% du territoire. On va jusqu’à se demander si le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’orchestre pas lui-même la campagne menée par les durs de son gouvernement, afin de pouvoir ensuite en tirer prétexte pour refuser de signer un accord en ce sens, en dépit des progrès dont il avait fait état, ainsi que le président palestinien Yasser Arafat, à son retour de Washington la semaine dernière. Cette crainte est d’autant plus forte qu’on sait, au ministère des Affaires étrangères, qu’un échec de Mme Albright sur le volet palestinien signifiera la poursuite du gel des volets libanais et syrien. Sur ce point, souligne-t-on de sources diplomatiques libanaises, les responsables américains ont été très clairs en recevant le premier ministre Rafic Hariri à Washington il y a une dizaine de jours. En substance, le message était le suivant: sans progrès sur le volet palestinien, il n’y aura pas de déblocage avec Beyrouth et Damas. Selon ces mêmes sources, Mme Albright avait indiqué à M. Hariri qu’en cas de succès des efforts actuels, qui sont censés être couronnés lors du sommet prévu à la mi-octobre aux Etats-Unis entre le président Bill Clinton et MM. Arafat et Netanyahu, le secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient Martin Indyk effectuerait dans la deuxième moitié du mois une tournée à Beyrouth, Damas et Jérusalem, pour sonder les possibilités de relance des négociations de paix. Les craintes du palais Bustros sont avivées par la tension qui règne dans la région du fait des «menaces turques contre la Syrie» et des «menaces israéliennes contre l’Iran», indique-t-on de mêmes sources, en soulignant que ce climat laisse planer un danger sur la situation au Liban-Sud. Par ailleurs, on précise au palais Bustros que certains pays européens tentent actuellement, par le biais de leurs ambassadeurs à Beyrouth, de tâter le terrain pour étudier la possibilité d’une «pacification» de la région de Jezzine. On réaffirme toutefois au ministère que le gouvernement libanais n’est pas en mesure d’accepter une telle solution qui ne s’appliquerait qu’à Jezzine, à l’exclusion des autres régions occupées.
La diplomatie libanaise se concentre ces jours-ci sur les perspectives de succès de la mission que doit entamer incessamment la secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright en Israël et à Gaza pour parvenir à un accord définitif sur un retrait partiel israélien des territoires palestiniens occupés. Au palais Bustros, on craint par dessus tout que la levée de boucliers de la droite dure israélienne, opposée à toute concession territoriale en Cisjordanie, ne fasse capoter les efforts américains actuels, tournant autour d’un retrait d’une portion de 13% du territoire. On va jusqu’à se demander si le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’orchestre pas lui-même la campagne menée par les durs de son gouvernement, afin de pouvoir ensuite en tirer prétexte pour refuser de signer un accord en ce sens, en...