Le Chilien Marcelo Rios, 3e joueur mondial, a serré les dents contre les douleurs au dos pour vaincre dimanche l’Américain Andre Agassi, 8e mondial, 6-4, 2-6, 7-6 (7/1), 5-7, 6-3 en finale de la Coupe du Grand Chelem, et encaisser 1,3 million de dollars. Le gaucher de Santiago s’est régulièrement fait masser et étirer, grimaçant contre le mal avant de sourire à la victoire conquise de haute lutte en 2 h 55 min, dans cette épreuve réunissant les meilleurs dans les quatre tournois majeurs de l’année. L’éphémère numéro un mondial du printemps et de l’été paraissait près de l’abandon lorqu’il se fit soigner allongé sur le court, après qu’Agassi eut pris son service dès le 5e jeu. Le médecin avait bien travaillé, puisque Rios reprenait immédiatement la mise en jeu adverse et récidivait à 5-4 pour remporter la manche d’un passing de coup droit en bout de course. Mais deux doubles fautes dans les 1er et 7e jeux de la manche suivante lui coûtaient deux breaks. Agassi, lui-même visiblement éprouvé par les énormes efforts consentis la veille contre le Slovaque Karol Kucera, concluait le 2e set d’un coup droit le long de la ligne. Rios s’appliquait ensuite avec bonheur à écourter les échanges grâce à son coup droit. Il s’adjugeait le jeu décisif de la 3e manche en forçant Agassi à trop allonger un revers. L’une des rares fautes d’un Agassi qui n’en a pas commis beaucoup dans une partie de haute tenue, et qui puisait dans ses réserves pour s’adjuger la 4e manche, en contraignant Rios à envoyer d’un revers la balle dans le filet. Retrouvant sa vélocité, Rios réalisait un break à 2-2 dans la 5e manche, avant de se procurer un peu plus tard, sur le service d’Agassi, trois balles de match. Sur la 2e, Agassi lui offrait la victoire en commettant une double faute. Déclarations l Marcelo Rios (Chi), vainqueur: «Ce n’est pas la première fois que je ressens cette douleur. Après avoir perdu mon service deux fois dans le deuxième set, j’ai vraiment été tenté d’abandonner. Mais on n’abandonne pas devant un tel public et dans des matches aussi importants contre de tels adversaires. On joue. Mon entraîneur m’a dit de continuer, il m’a donné des médicaments, on m’a fait des massages. Du coup, j’ai disputé l’un des meilleurs matches de ma carière et je suis très fier de ce que j’ai fait. Ce que je vais faire de tout cet argent? Combien est-ce que j’ai gagné au juste? (1,3 million de dollars). Ça fait beaucoup d’argent. On peut faire pas mal de choses avec, mais je n’y ai pas réfléchi. Je ne suis pas un grand investisseur financier». Siemerink remporte facilement l’Open de Toulouse Jan Siemerink, 20e joueur mondial, a facilement écarté le Britannique Greg Rusedski 6-4 6-4 dimanche en finale du Grand Prix de tennis de Toulouse. Tête de série numéro deux du tournoi, le Hollandais de 28 ans, dont c’est la quatrième victoire de la carrière, n’a eu besoin que d’une heure et deux minutes pour empocher son deuxième succès de la saison, après sa victoire à Rotterdam. Rusedski, tête de série numéro un et 14e joueur au classement ATP, et son service canon n’ont rien pu faire contre l’habileté de son rival en retour et en passing. Auteur de sept double fautes et d’une impressionnante série de ratés en premières balles (60% de réussite), le Britannique d’origine canadienne a concédé son service à deux reprises. «Je devais être trop tendu. Du coup, mes premières balles ne passaient pas et lui renvoyait très bien tout le reste, a déclaré Rusedski. Je suis donc très déçu. Quitte à perdre, j’aurais aimé bien jouer, offrir du beau tennis». Après sa victoire en simple, Siemerink a pris un gros quart d’heure de repos avant de repartir à l’assaut du titre en double, aux côtés de Paul Haarhuis, face aux Français Olivier Delaître et Fabrice Santoro. Mais la majeure partie du public avait déjà quitté les gradins du Palais des Sports de Toulouse, qui est loin d’avoir attiré les foules pendant cette semaine tennistique. Pour tenter de relancer l’intérêt de son étape du circuit ATP, Patrice Dominguez, le directeur du tournoi, a promis des «innovations» pour la prochaine édition, «notamment une ou deux soirées avec les meilleures joueuses mondiales». Déclaration l Greg Rusedsky (G.B.r/No1, battu en finale par Siemerink): «Je n’ai pas très bien joué aujourd’hui, j’étais un peu tendu. Je suis déçu, je n’ai pas servi comme je peux le faire. Il (Siemerink) a fait un match solide. Une fois (2e jeu du 2e set), j’ai été à 0-40 mais je me suis trop «relaxé». J’avais bien joué les quatre premiers matches, ce qui m’avait donné beaucoup de confiance. Si j’avais perdu en faisant un bon match, cela aurait été plus positif. Je voulais peut-être trop gagner. J’avais si bien joué en demi-finales contre Kiefer. Je vais participer aux tournois de Bâle, Vienne puis Stuttgart, Paris et Stockholm. Le but est d’aller dans le Top Ten (ancien meilleur classement: 4e à l’ATP en octobre 1997) avec peut-être une chance de faire les Masters (huit premiers qualifiés). Cela met de la pression mais il faut se fixer des buts».
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