Après un long scénario à suspense qui a vu sa disparition, puis sa résurrection in extremis grâce à un vote de son personnel, la compagnie Philippine Airlines (PAL) semble pouvoir reprendre ses activités la semaine prochaine. Les quelque 7.000 membres du personnel de la PAL ont accepté vendredi par une majorité de plus de 60% l’amère pilule d’une suspension pendant 10 ans de la convention collective de l’entreprise — et donc de leur droit de se mettre en grève — et d’une compression de 30% du personnel. En échange, la direction cède au personnel 20% des actions de la compagnie et trois sièges au conseil d’administration et elle s’engage à remettre Philippine Airlines sur pied d’ici 2009, année où elle recommencera à faire des profits. La PAL croule actuellement sous une dette de plus de 2 milliards de dollars qui, conjuguée à une série de grèves depuis le printemps dernier, dont une de 22 jours de 600 de ses pilotes, avait conduit, faute d’un accord avec le syndicat, à la fermeture officielle de la compagnie le 23 septembre et au début de sa mise en liquidation. Philippine Airlines, fondée en 1941 et doyenne des compagnies aériennes en Asie, assurait 80% des liaisons intérieures philippines. Elle avait réduit de plus de moitié ces derniers mois ses liaisons internationales. Les pertes en revenus touristiques, essentiels aux rentrées en devises pour les Philippines, avaient été estimées à plus de 700 millions de dollars d’ici à fin décembre 89 si PAL ne pouvait soit renaître de ses cendres, soit être remplacée. Plusieurs branches d’activité, dont celles des exportations de produits frais, et de poissons en particulier, en provenance du sud du pays, ont perdu au cours des dix derniers jours plusieurs millions de dollars en revenus. Le gouvernement philippin avait contracté pour remédier à cette situation d’urgence les services de la compagnie Cathay Pacific de Hong Kong, du groupe Swire, pour desservir les principales liaisons qu’assurait le PAL. (AFP)
Après un long scénario à suspense qui a vu sa disparition, puis sa résurrection in extremis grâce à un vote de son personnel, la compagnie Philippine Airlines (PAL) semble pouvoir reprendre ses activités la semaine prochaine. Les quelque 7.000 membres du personnel de la PAL ont accepté vendredi par une majorité de plus de 60% l’amère pilule d’une suspension pendant 10 ans de la convention collective de l’entreprise — et donc de leur droit de se mettre en grève — et d’une compression de 30% du personnel. En échange, la direction cède au personnel 20% des actions de la compagnie et trois sièges au conseil d’administration et elle s’engage à remettre Philippine Airlines sur pied d’ici 2009, année où elle recommencera à faire des profits. La PAL croule actuellement sous une dette de plus de 2 milliards de...
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