Voici les principaux points du communiqué en cinq pages issu de la réunion des ministres des finances et gouverneurs de banques centrales des pays les plus industrialisés du G7: ECONOMIE MONDIALE «Les conditions financières des marchés se sont détériorées dans la plupart des pays émergents» et ailleurs. Le G7 constate que «l’équilibre des risques a globalement changé». Chaque pays «devra prendre ses responsabilités pour promouvoir la reprise et la stabilité financière». LES ECONOMIES DU G7 — L’inflation est basse et a même reculé ces derniers mois dans certains pays. — Le G7 veut «créer ou maintenir les conditions d’une croissance tirée par une forte demande intérieure». — Aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume Uni, il faut maintenir la croissance, qui est déjà fermement établie. — En Europe continentale où la croissance doit s’accélérer cette année, il faut «préserver les conditions qui favorisent une demande intérieure vigoureuse, mettre en œuvre les réformes structurelles urgentes et réduire le chômage». — Au Japon, une reprise «robuste et durable» est d’une «importance critique» pour le Japon, l’Asie et le reste du monde. — Le G7 réaffirme l’importance d’une «action rapide et effective pour renforcer le système financier» passant par un soutien public aux banques viables. UNION MONETAIRE EUROPEENNE Le G7 attend «le succès de l’Euro» pour qu’il «contribue à la croissance et à la stabilité du système monétaire international». TAUX DE CHANGES Le G7 «continuera à surveiller l’évolution du marché des changes et à coopérer quand ce sera nécessaire». RUSSIE Le G7 demande à la Russie, qui souffre d’un «risque sérieux d’inflation et d’affaiblissement des taux de change», d’améliorer sa collecte des impôts et l’enjoint à ne pas imprimer de la monnaie. La Russie doit restructurer et assainir son secteur financier. La Russie doit poursuivre sérieusement ses négociations avec le FMI. Le G7 demande à la Russie de négocier avec ses créanciers privés le problème de sa dette. MARCHES EMERGENTS Les pays émergents doivent «renforcer leurs programmes économiques existants» et «accélérer la restructuration des secteurs financiers et des entreprises». Le G7 est «préoccupé par l’étendue des retraits de capitaux des pays émergents sans considération pour la diversité de leurs perspectives ou pour progrès accomplis». Le G7 insiste sur le rôle «central» dévolu au FMI pour la prévention des crises (...) et sa capacité à «être un catalyseur de l’assistance financière pour combattre la contagion» mais les ministres soulignent aussi «le rôle clé» que doit jouer le secteur privé dans la résolution de la crise. Le G7 veut «explorer» la possibilité, d’un nouveau mécanisme pour intervenir financièrement en amont auprès de pays injustement menacés par la crise. La Banque Mondiale doit se donner les moyens de soutenir d’urgence les populations vulnérables des pays en crise. Elle doit utiliser des garanties de prêts et inventer «des moyens innovants pour lever des fonds du secteur privé dans les projets d’investissements dans des pays émergents». DETTE Le G7 encourage le FMI et la BM à faire des propositions pour que les pays pauvres sortant de conflit puissent bénéficier de l’initiative d’allégement de la dette. LE SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL — Il faut adapter le FMI à l’évolution continue de l’économie mondiale. — Il faut promouvoir des «flux de capitaux sains» à travers des institutions financières «plus transparentes» et «améliorer la régulation de la gestion des risques et des règles prudentielles». — Il faut «renforcer les institutions existantes afin qu’elles travaillent mieux ensemble à maintenir sur une base régulière l’intégrité et la stabilité du système financier international». — Le G7 note que des travaux sont prévus à Sydney ce mois-ci entre le Comité de Bâle du G10 et des pays émergents sur la réglementation et les règles prudentielles du secteur bancaire. — Il faut «inviter le secteur privé à participer, y compris financièrement, à la résolution de la crise». — On peut envisager la possibilité de renforcer (le rôle) du Comité intérimaire et du Comité de développement. — Hans Tietmeyer (Bundesbank), en tant que président du G10 des gouverneurs de banques, se voit confier la tâche de mener des consultations avec les autres instances appropriées pour faire des propositions pour plus de coopération.
Voici les principaux points du communiqué en cinq pages issu de la réunion des ministres des finances et gouverneurs de banques centrales des pays les plus industrialisés du G7: ECONOMIE MONDIALE «Les conditions financières des marchés se sont détériorées dans la plupart des pays émergents» et ailleurs. Le G7 constate que «l’équilibre des risques a globalement changé». Chaque pays «devra prendre ses responsabilités pour promouvoir la reprise et la stabilité financière». LES ECONOMIES DU G7 — L’inflation est basse et a même reculé ces derniers mois dans certains pays. — Le G7 veut «créer ou maintenir les conditions d’une croissance tirée par une forte demande intérieure». — Aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume Uni, il faut maintenir la croissance, qui est déjà fermement établie. — En Europe...
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