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Actualités - Chronologie

Israël se lave les mains du contentieux syro-turc

Israël a affirmé dimanche ne pas être «partie prenante» dans le contentieux entre la Syrie et la Turquie, malgré les relations privilégiées que l’Etat hébreu entretient avec Ankara. «Israël n’est aucunement mêlé au conflit entre la Syrie et la Turquie», a indiqué le ministre de la Défense, Yitzhak Mordehaï, dans un communiqué publié par son porte-parole. «Certes, il existe des liens stratégiques entre Israël et la Turquie, mais ces liens ne sont dirigés contre aucun pays tiers», a ajouté M. Mordehaï en soulignant que son pays «ne cherchait pas de conflit avec la Syrie». Afin de prouver à Damas qu’Israël n’avait pas d’intentions belliqueuses à son égard, le ministre a ordonné à l’armée israélienne de réduire l’ampleur de ses exercices de routine à la frontière israélo-syrienne, selon le communiqué. Le Premier ministre turc, Mesut Yilmaz, avait affirmé que «l’armée turque attend des ordres» pour une action contre la Syrie, que la Turquie accuse de soutenir les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le conflit entre la Syrie et la Turquie a suscité un début de mouvement diplomatique au Proche-Orient. Le président égyptien Hosni Moubarak devait se rendre dimanche en Syrie puis en Turquie pour tenter de contenir la crise. La Syrie avait annoncé samedi qu’elle était prête à résoudre ses différends avec la Turquie par la voie diplomatique, alors que l’Iran a appelé la Turquie à faire preuve de retenue et que la Jordanie appelait les deux pays à résoudre pacifiquement leurs différends. Le journal du parti au pouvoir en Syrie, al-Baas, a affirmé vendredi qu’Israël était derrière les menaces proférées contre la Syrie par les dirigeants turcs qui, selon le quotidien, «insistent pour créer des problèmes qui n’existent pas». «Le gouvernement israélien est derrière les menaces turques visant à renforcer la position israélienne face à la Syrie qui s’oppose au plan sioniste», écrit al-Baas. «Nous sommes persuadés que la position officielle turque n’exprime pas le sentiment du peuple turc mais est le résultat d’une connivence entre Ankara et Tel-Aviv conformément au protocole d’alliance établi entre ces deux pays», ajoute le quotidien. Israël et la Turquie sont liés par un accord de coopération militaire depuis février 1996. Ils ont signé récemment un nouvel accord de coopération militaire, portant sur la modernisation de 48 appareils F5 de l’armée turque. Les deux pays ont conclu un contrat de 630 millions de dollars en novembre 1996, selon lequel un consortium dirigé par IAI moderniserait 54 chasseurs-bombardiers turcs de type Phantom F-4E.
Israël a affirmé dimanche ne pas être «partie prenante» dans le contentieux entre la Syrie et la Turquie, malgré les relations privilégiées que l’Etat hébreu entretient avec Ankara. «Israël n’est aucunement mêlé au conflit entre la Syrie et la Turquie», a indiqué le ministre de la Défense, Yitzhak Mordehaï, dans un communiqué publié par son porte-parole. «Certes, il existe des liens stratégiques entre Israël et la Turquie, mais ces liens ne sont dirigés contre aucun pays tiers», a ajouté M. Mordehaï en soulignant que son pays «ne cherchait pas de conflit avec la Syrie». Afin de prouver à Damas qu’Israël n’avait pas d’intentions belliqueuses à son égard, le ministre a ordonné à l’armée israélienne de réduire l’ampleur de ses exercices de routine à la frontière israélo-syrienne, selon...