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Actualités - Chronologie

Présidentielle en Azerbaidjan : un test pour la démocratie

L’élection présidentielle dimanche en Arzerbaïdjan ne sera pas seulement un test pour la popularité du président Gueïdar Aliev mais surtout une épreuve destinée à mesurer le degré de démocratie de cette république sur la Caspienne, estiment les observateurs internationaux. «Ce sont des élections très importantes. Le gouvernement a répété à plusieurs reprises son désir qu’elles soient démocratiques», a expliqué Thomas Barry, le chef de la représentation à Bakou de l’Institut démocratique national basé à Washington (NDI). Mais les jeux semblent déjà faussés, les plus importants membres de l’opposition ayant décidé de boycotter l’évènement. Ainsi M. Aliev ne devrait pas rencontrer beaucoup d’obstacles à sa réélection affrontant cinq candidats d’opposition peu connus. Malgré tout, «ce sera un test pour le gouvernement pour mettre à exécution ses engagements envers les réformes démocratiques», ajoute M. Barry assurant: «l’Occident jugera selon les critères qu’il a fixés pour lui-même». Les autorités azéries ont largement promis cette année que l’élection ne ressemblerait pas à celle du Parlement en 1995, où les observateurs avaient relevé de nombreuses irrégularités, explique M. Barry. Au total, 180 observateurs internationaux envoyés par NDI, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que l’Institut républicain international (basé aux Etats-Unis) seront chargés de surveiller le bon déroulement du scrutin. Ils seront postés dans les centres de vote de toute la riche république pétrolière, regroupant 4.200 circonscriptions dans 70 régions. Ces experts ont déjà mis en garde contre les dangers menaçant le déroulement libre de cette élection. NDI a dénoncé le soutien ouvert de la presse au gouvernement, des atteintes à la liberté d’expression et la partialité de la composition de la Commission électorale. Malgré tout, réconnaissent d’autres spécialistes, le gouvernement azéri a fait un effort pour consulter des politologues occidentaux et organiser les élections selon les critères internationaux. Il a ainsi amendé la loi sur l’élection présidentielle, critiquée d’une seule voix par NDI et l’OSCE. La nouvelle loi, selon un responsable occidental, est apparemment «la plus démocratique de toute l’ancienne Union Soviétique». Lors d’un voyage aux Etats-Unis, l’été 97, M. Aliev avait promis au chef d’Etat américain Bill Clinton que les élections dans son pays seraient libres et démocratiques. «Que les élections soient démocratiques est plus important que la personne qui les gagne», avait-il même affirmé. L’enjeu de l’or noir En fait, cette volonté démocratique affichée fait partie d’une grande campagne, chère à M. Aliev, pour améliorer l’image de son pays et développer ses contacts vitaux avec l’étranger. Il s’agit notamment de rassurer les grandes compagnies pétrolières étrangères, qui ont investi quelque 40 milliards de dollars dans le secteur en pleine expansion, et les convaincre de la stabilité de la république caucasienne. «M. Aliev a besoin d’être considéré comme le président de l’Azerbaïdjan légitime et élu démocratiquement aux yeux de l’Ouest», explique un diplomate occidental. «Il sait que l’Ouest a le pouvoir de renforcer l’indépendance de son pays et d’être garant de sa stabilité», poursuit le responsable. Ce que le chef de l’ancienne république soviétique cherche à plus long terme c’est une admission au Conseil de l’Europe et doit pour cela à tout prix améliorer le respect des droits de l’homme dans son pays. Dans cette optique, il a supprimé l’année dernière la censure, la peine de mort et mis en place un plan d’amnistie pour un certain nombre de prisonniers politiques. «Bien avant que commence la course à la présidentielle, le président Aliev a commencé à marquer des points en améliorant la situation des droits de l’homme dans la république», raconte Eldar Zeinalov, directeur du centre pour les droits de l’homme en Azerbaïdjan. Toutefois, des dérives existent encore et ces droits restent régulièrement violés. La censure demeure, sous une autre forme, certains médias s’autocensurant. Et selon M. Zeinalov, les prisonniers sont encore régulièrement battus et torturés. (AFP)
L’élection présidentielle dimanche en Arzerbaïdjan ne sera pas seulement un test pour la popularité du président Gueïdar Aliev mais surtout une épreuve destinée à mesurer le degré de démocratie de cette république sur la Caspienne, estiment les observateurs internationaux. «Ce sont des élections très importantes. Le gouvernement a répété à plusieurs reprises son désir qu’elles soient démocratiques», a expliqué Thomas Barry, le chef de la représentation à Bakou de l’Institut démocratique national basé à Washington (NDI). Mais les jeux semblent déjà faussés, les plus importants membres de l’opposition ayant décidé de boycotter l’évènement. Ainsi M. Aliev ne devrait pas rencontrer beaucoup d’obstacles à sa réélection affrontant cinq candidats d’opposition peu connus. Malgré tout, «ce...