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Actualités - Chronologie

Bagdad accuse Washington de bloquer un accord global Irak-ONU

Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz a accusé mardi Washington de chercher à empêcher un accord avec l’ONU sur la mise en œuvre de l’examen global sur l’Irak. «Le Conseil (de Sécurité) n’est pas encore prêt à commencer l’examen (global). Certains jouent à temporiser et cela est troublant», a-t-il dit, sans citer explicitement les Etats-Unis. Tarek Aziz est depuis dix jours à New York pour tenter d’obtenir des garanties sur un examen global des relations entre l’ONU et l’Irak qui conduirait à une levée des sanctions en place depuis huit ans. M. Aziz s’exprimait devant la presse à l’issue d’un entretien avec le président du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur britannique Jeremy Greenstock. Le dirigeant irakien a affirmé qu’«il y a une majorité au Conseil qui veut parvenir à une revue honnête». Mais, a-t-il ajouté, le Conseil «n’est pas encore unanime. Il y a des éléments troublants qui peuvent ne pas nous conduire à cette revue». Parmi ces difficultés, Tarek Aziz a indiqué qu’il n’avait pas encore reçu de «garanties complètement satisfaisantes» sur la mise en œuvre de la revue globale. Un calendrier raisonnable Interrogé sur une reprise de la coopération avec les inspecteurs en désarmement suspendue depuis le 5 août, M. Aziz a déclaré qu’il s’agissait d’une question «hypothétique». Le Conseil de Sécurité a exigé en préalable à un examen d’ensemble que Bagdad reprenne sa coopération. M. Aziz s’est entretenu à deux reprises avec le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui est à l’origine de la proposition d’examen d’ensemble. Il a dit avoir aussi rencontrer quatorze membres du Conseil, soit tous sauf les Etats-Unis. M. Annan a suggéré d’établir un «calendrier raisonnable» et des étapes précises dans le domaine du désarmement pour arriver à la fin de l’embargo. Le vice-Premier ministre irakien a affirmé que après toutes ces discussions, «la balle n’est pas dans le camp de l’Irak (...) La balle est dans le camp du Conseil». Washington refuse d’endosser la revue globale avant que l’Irak ne reprenne sa coopération. «Aucune promesse» Le chargé d’affaires américain, Peter Burleigh, a affirmé lundi devant le Conseil que les Etats-Unis «n’accepteront en aucune circonstance un résultat déterminé à l’avance». «Aucune promesse ne doit être faite à l’Irak», avait-il ajouté. M. Aziz a aussi estimé que mélanger, comme l’a demandé Washington, des questions comme les prisonniers de guerre ou les compensations au Koweit n’avait rien à voir avec la question du désarmement. Selon la résolution 687, l’embargo sera levé quand le désarmement de l’Irak sera achevé. Il a aussi affirmé que «le manque de confiance avec l’UNSCOM (la Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak) s’était aggravé depuis l’année dernière». Il a notamment cité l’affaire du gaz mortel VX, dont des traces ont été trouvées par un laboratoire de l’armée américaine sur des fragments d’ogive de missiles. «Un prolongement artificiel de l’embargo» Le chef de l’UNSCOM, Richard Butler, «s’est aussitôt précipité au Conseil, en faisant toute une histoire», a dit M. Aziz. Mais, après que des contre-expertises encore partielles se furent montrées négatives, M. Butler «est resté silencieux». Pour le dirigeant irakien, «cela montre à toute personne honnête que tout ce que dit l’UNSCOM sur la vérification n’est qu’un jeu pour prolonger artificiellement l’embargo». M. Butler a transmis lundi soir son rapport semestriel sur le désarmement de l’Irak à M. Annan. (AFP)
Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz a accusé mardi Washington de chercher à empêcher un accord avec l’ONU sur la mise en œuvre de l’examen global sur l’Irak. «Le Conseil (de Sécurité) n’est pas encore prêt à commencer l’examen (global). Certains jouent à temporiser et cela est troublant», a-t-il dit, sans citer explicitement les Etats-Unis. Tarek Aziz est depuis dix jours à New York pour tenter d’obtenir des garanties sur un examen global des relations entre l’ONU et l’Irak qui conduirait à une levée des sanctions en place depuis huit ans. M. Aziz s’exprimait devant la presse à l’issue d’un entretien avec le président du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur britannique Jeremy Greenstock. Le dirigeant irakien a affirmé qu’«il y a une majorité au Conseil qui veut parvenir à une revue...