Le FMI met un bémol à la libéralisation des mouvements de capitaux
le 06 octobre 1998 à 00h00
L’instance politique du Fonds monétaire international a mis, dans la nuit de dimanche à lundi, un sérieux bémol à la libéralisation des mouvements de capitaux en recommandant des précautions, à la lumière des crises qui se sont abattues en cascade depuis 14 mois sur le système financier mondial. Un an après le mandat accordé au FMI par ses 182 membres pour surveiller la libéralisation internationale des flux de capitaux, le comité intérimaire a demandé au FMI de s’assurer que toutes les conditions étaient réunies dans les pays émergents pour qu’ils ouvrent leurs frontières sans risquer de plonger dans l’instabilité financière et d’entraîner une récession mondiale. Et si le FMI condamne le rétablissement des contrôles des capitaux, il a tout de même été chargé d’étudier dans quelles circonstances des restrictions peuvent s’avérer utiles. «Les conditions préalables pour une ouverture réussie des marchés nationaux doivent être vérifiées et créées avec soin», selon le communiqué final du comité intérimaire. Cette démarche «est essentielle pour éviter que la participation au marché mondial des capitaux ne devienne le vecteur ou la source d’une instabilité financière nationale, avec le risque d’une contagion négative pour l’économie mondiale». La libéralisation doit être conduite de «façon ordonnée progressive et par étapes bien ménagées» en tenant compte de la solidité des systèmes financiers nationaux et d’un cadre de règles de prudence financière. L’introduction de contrôles sur les capitaux «n’est pas le bon moyen de régler les déséquilibres économiques fondamentaux» car les avantages à court terme sont contrebalancés par la perte de confiance des investisseurs à long terme, estime le FMI qui critique implicitement le rétablissement du contrôle des changes en Malaisie. En revanche le FMI a été invité à examiner «dans quelles circonstances» des restrictions temporaires aux mouvements de capitaux «peuvent être adéquates». Le Chili applique des taxes pour décourager un afflux de capitaux à court terme sous l’œil bienveillant du FMI. Le comité intérimaire va «explorer» la création d’un mécanisme d’urgence pour aider financièrement les pays émergents qui suivent des politiques rigoureuses mais dont l’économie et la stabilité financière sont menacées par la crise. La suggestion avait été faite par Washington pour secourir l’Amérique latine dont les efforts d’assainissement des économies sont compromis par la fuite massive de capitaux depuis la crise russe. Le comité intérimaire a estimé qu’il fallait renforcer l’architecture du système monétaire international pour lui donner les moyens de gérer et de résoudre les crises financières. (AFP)
L’instance politique du Fonds monétaire international a mis, dans la nuit de dimanche à lundi, un sérieux bémol à la libéralisation des mouvements de capitaux en recommandant des précautions, à la lumière des crises qui se sont abattues en cascade depuis 14 mois sur le système financier mondial. Un an après le mandat accordé au FMI par ses 182 membres pour surveiller la libéralisation internationale des flux de capitaux, le comité intérimaire a demandé au FMI de s’assurer que toutes les conditions étaient réunies dans les pays émergents pour qu’ils ouvrent leurs frontières sans risquer de plonger dans l’instabilité financière et d’entraîner une récession mondiale. Et si le FMI condamne le rétablissement des contrôles des capitaux, il a tout de même été chargé d’étudier dans quelles...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.