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Actualités - Chronologie

Cisjordanie : la droite dure veut contrer Netanyahu sur le retrait

Les durs de la droite israélienne ont lancé vendredi une offensive pour lier les mains au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son prochain sommet avec le président palestinien Yasser Arafat aux Etats-Unis. L’objectif déclaré de l’opération est de faire échec à un projet d’accord sur un retrait militaire israélien partiel en Cisjordanie, qui pourrait se dégager lors du sommet convoqué par le président américain Bill Clinton à la mi-octobre. Les durs de la droite, composante importante de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu, affirment avoir les moyens de faire chuter le Premier ministre s’il passait outre à leurs avertissements. Selon la radio publique, huit ministres sur 18 ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre un accord si M. Netanyahu faisait la moindre concession concernant les garanties demandées aux Palestiniens quant à «la lutte antiterroriste». Parmi les opposants les plus résolus figurent les deux ministres du Parti national religieux (PNR), porte-voix des colons, MM. Yitzhak Lévy et Shaoul Yahalom. Le PNR a dénoncé par avance toute négociation «sous la menace d’attentats» des islamistes palestiniens du Hamas et exigé que l’application de tout accord conclu par M. Netanyahu soit conditionnée à un feu vert préalable du gouvernement. Le ministre des Infrastructures nationales, M. Ariel Sharon, s’est également «totalement opposé» à un retrait militaire israélien de 13% en Cisjordanie, proposé par les Etats-Unis, a indiqué la radio publique. M. Netanyahu tente toutefois d’amadouer le champion de la colonisation en lui faisant miroiter le ministère des Affaires étrangères, a ajouté la radio. Dix députés de droite, dont sept membres de la coalition, ont publié une lettre ouverte vendredi dans le quotidien «Haaretz» pour annoncer qu’ils feraient tomber le gouvernement si celui-ci «renonçait à une nouvelle partie d’Eretz Israël», le Grand Israël incluant les territoires occupés. La Knesset doit se saisir d’un projet de loi d’élections anticipées lors de la rentrée parlementaire le 19 octobre. Vendredi, M. Netanyahu a reçu une délégation des Loubavitch, une secte ultra-nationaliste, qui ont protesté contre la poursuite des négociations avec les Palestiniens et contre tout projet de céder «un pouce d’Eretz Israël». La veille, il a rencontré une délégation des colons juifs qui n’ont pas hésité à l’accuser d’être responsable des attentats commis ces derniers jours à Hébron en Cisjordanie. «Le fait que Netanyahu se soit entretenu avec Arafat la semaine dernière aux Etats-Unis, quelques jours après qu’une Israélienne eut été blessée par balles à Hébron, ne peut qu’encourager les terroristes à poursuivre leurs attentats», a souligné Mme Orit Struck, membre de la délégation. Des bureaux de coordination aux USA Les colons ont prévu d’organiser une série «d’opérations» lors de la visite mardi et mercredi du secrétaire d’Etat américain Mme Madeleine Albright et de l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Dennis Ross, qui doivent préparer le terrain au sommet de Washington, selon un responsable israélien. Des affiches sont d’ores et déjà apparues sur des murs à Jérusalem proclamant: «Albright-Ross, Go Home» (retournez chez vous). Les colons veulent aussi porter l’offensive aux Etats-Unis. «Nous allons ouvrir deux bureaux à New York et Washington pour coordonner une campagne visant à expliquer aux républicains du Congrès les conséquences désastreuses d’un retrait», a expliqué leur chef, Aaron Domb, à la radio publique. (AFP)
Les durs de la droite israélienne ont lancé vendredi une offensive pour lier les mains au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son prochain sommet avec le président palestinien Yasser Arafat aux Etats-Unis. L’objectif déclaré de l’opération est de faire échec à un projet d’accord sur un retrait militaire israélien partiel en Cisjordanie, qui pourrait se dégager lors du sommet convoqué par le président américain Bill Clinton à la mi-octobre. Les durs de la droite, composante importante de la coalition gouvernementale de M. Netanyahu, affirment avoir les moyens de faire chuter le Premier ministre s’il passait outre à leurs avertissements. Selon la radio publique, huit ministres sur 18 ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre un accord si M. Netanyahu faisait la moindre concession concernant...