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Actualités - Chronologie

Sonia Gandhi à la tête du parti du Congrès

Sonia Gandhi était prête mardi à prendre les rênes du Congrès, le parti de la «dynastie» Nehru-Gandhi victime d’une nouvelle déroute électorale. «Je ne pense pas que Sonia Gandhi refusera de prendre ses responsabilités. Je ne pense pas qu’elle hésitera à assumer ces fonctions» de chef du Congrès, a déclaré un collaborateur de Mme Gandhi, veuve de l’ex-premier ministre assassiné Rajiv Gandhi. Le président de ce parti dont le nom a longtemps été synonyme d’Inde, Sitaram Kesri, 82 ans, avait annoncé lundi qu’il démissionnait et avait appelé Mme Gandhi, 51 ans, à lui succéder, tirant les leçons du deuxième revers électoral du Congrès en deux ans. Malgré l’intense campagne de Mme Gandhi, le Congrès a été largement devancé par les nationalistes hindous aux législatives, et ses efforts ultérieurs pour former une coalition «laïque» destinée à leur faire barrage n’ont rien donné. L’alliance de centre-gauche Front uni, qui dirigeait le gouvernement sortant et dont le Congrès espérait le soutien, a une nouvelle fois décidé mardi de ne rien décider. Le BJP (Parti du peuple indien, droite nationaliste), accusé de sectarisme mais ayant avec ses alliés obtenu presque la majorité absolue, a indiqué s’attendre à être appelé samedi par le président de la République K.R. Narayanan, et à annoncer un gouvernement le lendemain. Deux ans Les nationalistes hindous continuent d’ici là de peaufiner leur programme de gouvernement, et à regrouper d’autres alliés pour être certains d’avoir un cabinet stable, contrairement à il y a deux ans quand ils avaient chuté au bout de 13 jours. Il leur faudra en effet, en début de semaine prochaine, prouver lors d’un vote au nouveau Lok Sabha (assemblée du peuple) qu’ils auront une majorité solide. Leurs adversaires, Congrès et Front uni, les attendront alors au tournant. La plupart des analystes ne donnent pas plus de deux ans à un gouvernement nationaliste, qui, estiment-ils, sera tiraillé entre les exigences d’une douzaine d’alliés, bien que le BJP ait déjà commencé à édulcorer les aspects les plus radicaux de son programme. L’Inde est en proie à l’instabilité politique depuis deux ans et le prochain gouvernement sera le cinquième depuis 1996. Si Mme Gandhi confirme qu’elle prend en main les destinées du Congrès, ce sera pour tenter de rebâtir un parti qui avait gouverné l’Inde pendant plus de 40 ans après l’indépendance de 1947 mais qui a décliné depuis la fin des années 1980. «Sonia Gandhi a réalisé l’étendue de ses responsabilités après avoir fait personnellement l’expérience de l’état dans lequel se trouve le parti. Elle fera tout pour le renforcer», a dit son collaborateur. Il a précisé qu’elle n’avait pas été elle-même candidate aux législatives afin de pouvoir «concentrer tout son temps et son énergie à le rebâtir». Le Congrès, le plus vieux parti de l’Inde (113 ans), a obtenu 140 sièges (166 avec ses alliés), le même bas niveau historique qu’aux précédentes législatives, en 1996, contre 179 (251 avec alliés) au BJP (Parti indien du peuple, droite nationaliste). M. Kesri, qui avait pris la tête du parti fin 1996, avait été unanimement critiqué pour son manque de charisme et pour avoir fait chuter par deux fois en huit mois l’an dernier un gouvernement minoritaire de centre-gauche Front uni que le Congrès soutenait au Parlement. (AFP)
Sonia Gandhi était prête mardi à prendre les rênes du Congrès, le parti de la «dynastie» Nehru-Gandhi victime d’une nouvelle déroute électorale. «Je ne pense pas que Sonia Gandhi refusera de prendre ses responsabilités. Je ne pense pas qu’elle hésitera à assumer ces fonctions» de chef du Congrès, a déclaré un collaborateur de Mme Gandhi, veuve de l’ex-premier ministre assassiné Rajiv Gandhi. Le président de ce parti dont le nom a longtemps été synonyme d’Inde, Sitaram Kesri, 82 ans, avait annoncé lundi qu’il démissionnait et avait appelé Mme Gandhi, 51 ans, à lui succéder, tirant les leçons du deuxième revers électoral du Congrès en deux ans. Malgré l’intense campagne de Mme Gandhi, le Congrès a été largement devancé par les nationalistes hindous aux législatives, et ses efforts ultérieurs...