Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Georges Schéhadé, tout simplement

Rien n’est plus assommant que la commémoration, sinon l’exégèse. Un grand poète nous est revenu, presque furtivement, avec ses derniers vers (1), avec cette voix à laquelle il nous avait accoutumées. Il revient, comme un déni de toute pesanteur, dans un pays dont l’absence le ravageait, dans un pays qui fut celui de son inspiration, l’élément profond de sa poésie, le paysage qu’il décline en passant. Le revoici chez lui où l’édition libanaise enfin lui réserve sa place, avec la promesse de la publication de son œuvre complète. «Il y avait en Asie lointaine le nageur d’un seul amour». (2) Georges Schéhadé aimait particulièrement ces deux vers. Dépouillés comme l’homme qu’il était, et qui disait: «Il faut être maigre en tout, surtout en poésie».
Rien n’est plus assommant que la commémoration, sinon l’exégèse. Un grand poète nous est revenu, presque furtivement, avec ses derniers vers (1), avec cette voix à laquelle il nous avait accoutumées. Il revient, comme un déni de toute pesanteur, dans un pays dont l’absence le ravageait, dans un pays qui fut celui de son inspiration, l’élément profond de sa poésie, le paysage qu’il décline en passant. Le revoici chez lui où l’édition libanaise enfin lui réserve sa place, avec la promesse de la publication de son œuvre complète. «Il y avait en Asie lointaine le nageur d’un seul amour». (2) Georges Schéhadé aimait particulièrement ces deux vers. Dépouillés comme l’homme qu’il était, et qui disait: «Il faut être maigre en tout, surtout en poésie».