Le point de vue de N.D. de Jamhour et des Makassed
le 29 septembre 1998 à 00h00
Consultés au sujet du nouveau programme scolaire, les responsables de deux grandes écoles privées en ont dressé un bilan globalement positif. Le recteur du collège Notre-Dame de Jamhour, le R.P. Sélim Daccache, et le directeur de l’école des Makassed, Rafic Eido, se réjouissent ainsi de l’introduction de matières comme la technologie, l’informatique et les activités artistiques dans le nouveau cursus. Mais tous les deux évoquent les investissements en personnes et matériel que ces enseignements supposent: «Qui assumera ces frais supplémentaires?», se demande le père Daccache. Au niveau pédagogique, il souligne que «le passage de classe automatique en classes de onzième et de dixième est à double tranchant car il ne joue pas nécessairement en faveur des élèves qui sont en situation d’échec ou en difficulté». Selon le recteur de N.-D. de Jamhour, «le passage de classe n’est pas une décision facile à prendre sachant que l’enseignement fondamental (lire, écrire et compter) se fait à ce niveau». D’autre part, concernant le système d’évaluation, qui se caractérise essentiellement par une appréciation personnalisée des aptitudes et des compétences de l’élève, le père Daccache se demande si les instituteurs seront en mesure de l’appliquer dans la mesure où cela suppose «une connaissance et un suivi de chaque élève (ceux-là sont souvent plus de 30 en classe) et un travail supplémentaire pour remplir des grilles d’observations». Le père Daccache conclut par une critique sur le plan académique: «L’élève libanais, surtout dans le secondaire, est appelé à travailler 12 à 14 matières. C’est excessif, d’autant plus que chaque matière a un contenu qui dépasse de loin le nombre d’heures qui lui est attribué. Je pense qu’on ne peut éviter des sélections dans ce domaine», ajoute-t-il. De son côté, M. Eido souligne l’importance de l’interactivité qui existera désormais entre l’instituteur et l’élève. Ce dernier ne se contentera plus de «subir» et de «mémoriser» l’enseignement. Il aura en effet une part active au travail accompli en classe. Le directeur des Makassed se félicite enfin de la combinaison des matières «classiques» et «modernes», de sorte que l’écolier bénéficiera d’un acquis considérable.
Consultés au sujet du nouveau programme scolaire, les responsables de deux grandes écoles privées en ont dressé un bilan globalement positif. Le recteur du collège Notre-Dame de Jamhour, le R.P. Sélim Daccache, et le directeur de l’école des Makassed, Rafic Eido, se réjouissent ainsi de l’introduction de matières comme la technologie, l’informatique et les activités artistiques dans le nouveau cursus. Mais tous les deux évoquent les investissements en personnes et matériel que ces enseignements supposent: «Qui assumera ces frais supplémentaires?», se demande le père Daccache. Au niveau pédagogique, il souligne que «le passage de classe automatique en classes de onzième et de dixième est à double tranchant car il ne joue pas nécessairement en faveur des élèves qui sont en situation d’échec ou en...
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