L’hebdomadaire égyptien «Al Moussaouar» a critiqué mercredi le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour avoir supprimé le ministère de l’Unité arabe afin de protester contre la position arabe vis-à-vis de l’affaire Lockerbie. «Aucun individu n’a le droit de gommer sur un coup de colère son appartenance à la Nation arabe car il ne s’agit pas d’un cadeau qu’on peut donner ou reprendre», a dit à l’adresse du colonel Kadhafi, M. Makram Mohammad Ahmed, rédacteur en chef d’al-Moussaour et proche du président égyptien Hosni Moubarak. «Avant la révolution du 1er septembre (1969, qui avait porté au pouvoir le colonel Kadhafi), les Libyens étaient des Arabes et ils le seront même après la décision» du dirigeant libyen de supprimer le ministère de l’Unité arabe. Le colonel Kadhafi, qui s’était dit «déçu par le défaitisme arabe» et préférant se «retrancher derrière l’Afrique», avait décidé le 13 septembre de supprimer le ministère de l’Unité Arabe. Il avait alors fustigé les pays arabes pour ne pas avoir emboîté le pas à l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) qui, en juin dernier, avait recommandé de lever partiellement et unilatéralement à partir du 1er septembre l’embargo aérien imposé à la Libye depuis avril 1992. «A la suite des derniers développements survenus dans l’affaire Lockerbie, rien ne justifiait qu’une résolution similaire» soit adoptée par les pays arabes, souligne «al-Moussaouar». Le 27 août, avec le feu vert de Londres et de Washington, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une résolution prévoyant la suspension des sanctions imposées depuis six ans contre la Libye. La condition est que la Libye transfère ses deux ressortissants, soupçonnés d’implication dans l’attentat contre un avion de la PanAm au-dessus de Lockerbie en Ecosse (270 morts en 1988), aux Pays-Bas pour y être jugés par un tribunal de droit écossais. La Libye subordonne l’application de cette résolution à l’obtention de garanties sur le sort de ses deux ressortissants. «S’engager dans des batailles marginales sur l’entité et l’appartenance (à l’Afrique et au monde arabe) ne profitera guère à la Libye mais au contraire réduira son cercle d’amis», a conclu M. Ahmed. L’Egypte entretient des liens étroits avec la Libye depuis le début des années 90. (AFP)
L’hebdomadaire égyptien «Al Moussaouar» a critiqué mercredi le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour avoir supprimé le ministère de l’Unité arabe afin de protester contre la position arabe vis-à-vis de l’affaire Lockerbie. «Aucun individu n’a le droit de gommer sur un coup de colère son appartenance à la Nation arabe car il ne s’agit pas d’un cadeau qu’on peut donner ou reprendre», a dit à l’adresse du colonel Kadhafi, M. Makram Mohammad Ahmed, rédacteur en chef d’al-Moussaour et proche du président égyptien Hosni Moubarak. «Avant la révolution du 1er septembre (1969, qui avait porté au pouvoir le colonel Kadhafi), les Libyens étaient des Arabes et ils le seront même après la décision» du dirigeant libyen de supprimer le ministère de l’Unité arabe. Le colonel Kadhafi, qui s’était dit...
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