Payant ses décevants résultats de la saison passée, la France ne compte plus que deux représentants, Villeurbanne et Pau, parmi les 24 clubs de l’Euroligue de basket-ball qui débute jeudi. Les clubs de l’Hexagone abordent donc cette compétition, à la formule alambiquée, avec une vive volonté de rachat. De nouvelles contre-performances relègueraient la France dans le camp des petites nations du Vieux continent. Cette reconquête est d’autant plus nécessaire que l’Hexagone accueillera le prochain championnat d’Europe en 1999. Si les bonnes intentions ne manquent pas, en revanche, il en va différemment des moyens. Sensiblement appauvri — tous les budgets sont en baisse à l’exception de celui de l’ASVEL — le basket français apparaît de plus en plus fragile face à l’Italie, la Grèce et l’Espagne qui règnent en maîtres mais aussi face à Israël et à la Turquie, les nations montantes. Par ailleurs, la décision de la FIBA, d’élargir l’Arrêt Bosman aux pays de l’Est a permis aux riches propriétaires turcs d’engager les principaux joueurs russes et yougoslaves en qualité de communautaires. Les joueurs américains restent, eux, attirés par les contrats nets d’impôts offerts en Italie, en Grèce ou en Israël. Ainsi, Fenerbahce Istanbul et Kaunas (coprésidé par Arvidas Sabonis, le joueur de Portland) semblent d’ores et déjà intouchables grâce à un recrutement haut de gamme. Epargné, lors du tirage au sort de la première phase, le champion de France Pau-Orthez va tenter de faire honneur à sa 23e qualification européenne consécutive, record absolu en France tous sports collectifs confondus. Les Palois chercheront un premier succès, jeudi, chez leurs voisins basques espagnols du Taugres Vitoria, surprenants finalistes du dernier championnat d’Espagne. Encore invaincu en championnat de France, Pau-Orthez aborde ce premier déplacement privé de son intérieur international Thierry Gadou, blessé au tendon d’achille et absent jusqu’à la mi-octobre. Quatrième de l’euroligue en 1997, Villeurbanne, non qualifié la saison dernière, a rebâti une équipe uniquement composée d’internationaux. Mais l’ASVEL, qui possède sûrement l’une des meilleures paires d’arrières en Europe avec le meneur Delaney Rudd et Moustapha Sonko (ex-Pau-Orthez), a débuté sa saison par deux fausses notes en championnat de France. L’équipe de Gregor Beugnot aura la lourde tâche de sortir d’un groupe difficile où figurent le Real Madrid, le PAOK Salonique, les Slovènes de Ljubljana et le Teamsystem Bologne. Comme Pau-Orthez, l’ASVEL entamera jeudi sa saison européenne par un déplacement à Samara, le troisième club russe, qui a bénéficié du billet abandonné en fin de saison dernière par les équipes françaises. NBA: matches d’avant-saison et camps annulés La NBA a averti les clubs qu’elle devrait annoncer, probablement mercredi, l’annulation des matches d’avant-saison et des camps d’entraînement, en raison de la poursuite du lock-out dans la Ligue professionnelle nord-américaine de basket-ball. Le camp d’arbitres était prévu le 25 septembre, celui des «rookies» du 20 au 23 septembre. Les négociations entre joueurs et dirigeants, portant principalement sur la limitation salariale que les employeurs cherchent à imposer, sont au point mort et le coup d’envoi de la saison, prévu le 3 novembre, a de grandes chances d’être reporté. NBA: D’Antoni nouvel entraîneur de Denver Mike D’Antoni, directeur sportif des Denver Nuggets (NBA), a été nommé mardi entraîneur pour trois ans de cette formation de la ligue professionnelle nord-américaine, qui a enregistré l’année dernière la 2e plus mauvaise saison de son histoire (11 victoires, 71 défaites). «Il faut regagner la respectabilité et, pour moi, cela signifie la participation aux play-offs», a déclaré D’Antoni, qui remplace Bill Hanzik, licencié en avril. Le montant de son contrat s’élève à 2,75 millions de dollars.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Payant ses décevants résultats de la saison passée, la France ne compte plus que deux représentants, Villeurbanne et Pau, parmi les 24 clubs de l’Euroligue de basket-ball qui débute jeudi. Les clubs de l’Hexagone abordent donc cette compétition, à la formule alambiquée, avec une vive volonté de rachat. De nouvelles contre-performances relègueraient la France dans le camp des petites nations du Vieux continent. Cette reconquête est d’autant plus nécessaire que l’Hexagone accueillera le prochain championnat d’Europe en 1999. Si les bonnes intentions ne manquent pas, en revanche, il en va différemment des moyens. Sensiblement appauvri — tous les budgets sont en baisse à l’exception de celui de l’ASVEL — le basket français apparaît de plus en plus fragile face à l’Italie, la Grèce et l’Espagne qui...