Woody Allen aura été la star incontestée de la Mostra avec «Celebrity», présentée en première mondiale au Lido, où le cinéaste new-yorkais, allergique aux festivals, a délégué son alter ego dans le film, l’acteur britannique Kenneth Branagh, et Melanie Griffith. Pour cette 55e édition du plus vieux festival du monde, où les stars n’ont pas manqué (Tom Hanks, Matt Damon, Michael Douglas, George Clooney, Jim Carrey, Melanie Griffith, accompagné de son mari Antonio Banderas, le justicier masqué de «Zorro», et Robert de Niro, puis Catherine Deneuve), cette comédie ironique et désenchantée sur le phénomène de la célébrité était particulièrement appropriée. «Celebrity», qui ne sortira en Europe que l’an prochain, éclipsait quelque peu les deux films européens en compétition pour le Lion d’Or, «Cosi ridevano» («The Way They Laughed») de Gianni Amelio, dernier des quatre candidats italiens, et «Dancing at Lughnasa» de l’Irlandais Pat O’Connor, pour lequel la star Meryl Streep n’avait pu faire le déplacement. «Dancing at Lughnasa» est une chronique tendre et nostalgique d’un été de 1936, vu à travers les yeux d’un enfant élevé par cinq sœurs dans un petit village irlandais où parvient l’écho lointain de la guerre civile espagnole et même un parfum exotique et mystérieux d’Afrique. L’un des meilleurs souvenirs qui lui en restera, ce sont ces cinq femmes dansant sur une musique irlandaise, oubliant un moment leurs frustrations et leurs chagrins. C’est un portrait de femmes seules — un des leitmotive de cette Mostra — avec leurs secrets et leurs désirs refoulés, remarquablement interprétées, avec finesse et sensibilité, par Meryl Streep (Kate), la sœur aînée, qui assume le rôle de la mère, stricte, rigide, dissimulant ses blessures et ses failles. Il y a Agnès (Brid Brennan), la secrète, Maggie (Kathy Burke, prix d’interprétation à Cannes en 1997 pour «Nil by Mouth») qui adore danser, Rose (Sophie Thompson, la sœur d’Emma), un peu simple et innocente, et Christine (Catherine McCormack), la plus jeune, la mère de Michael, l’«enfant de l’amour». En ce bel été, la vie paisible de ce gynécée est troublée par l’arrivée de la radio, qui, tout à coup, leur révèle le monde extérieur, et celle de deux hommes: Jack, le frère aîné, missionnaire en Afrique, est de retour après 25 ans passés loin du bercail. Les tropiques lui ont porté sur la tête et le vieil homme «hallucine» et rêve de son «boy» ougandais, de musiques et de fêtes pas très catholiques, ce qui sème le désarroi chez Kate. De retour aussi, le père absent de Michael, Gerry, qui vient dire au revoir avant de partir rejoindre les Brigades internationales en Espagne. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Woody Allen aura été la star incontestée de la Mostra avec «Celebrity», présentée en première mondiale au Lido, où le cinéaste new-yorkais, allergique aux festivals, a délégué son alter ego dans le film, l’acteur britannique Kenneth Branagh, et Melanie Griffith. Pour cette 55e édition du plus vieux festival du monde, où les stars n’ont pas manqué (Tom Hanks, Matt Damon, Michael Douglas, George Clooney, Jim Carrey, Melanie Griffith, accompagné de son mari Antonio Banderas, le justicier masqué de «Zorro», et Robert de Niro, puis Catherine Deneuve), cette comédie ironique et désenchantée sur le phénomène de la célébrité était particulièrement appropriée. «Celebrity», qui ne sortira en Europe que l’an prochain, éclipsait quelque peu les deux films européens en compétition pour le Lion d’Or, «Cosi...