Astérix le Gaulois a été retiré à Dargaud, le plus grand éditeur français de BD, par la justice qui a tranché en faveur d’un de ses deux pères, le dessinateur Albert Uderzo. La cour d’appel de Paris a mis fin à huit ans de procès en retirant à Dargaud tous les droits d’exploitation des 25 premières aventures d’Astérix, dont le tirage a atteint 250 millions d’exemplaires, en 41 langues. Elle a ainsi donné raison à Albert Uderzo, cocréateur d’Astérix et d’Obélix avec René Goscinny, décédé en 1977, qui cherchait à résilier les contrats liés avec Dargaud depuis 1959. M. Uderzo avait fondé ce procès en estimant que Dargaud, en créant des filiales étrangères pour l’exploitation d’Astérix, avait réduit artificiellement l’assiette des considérables droits d’auteurs. La cour, qui confirme un jugement déjà intervenu en 1993, mais infirmé en appel un an plus tard, condamne aussi Dargaud à payer 5,5 millions de francs (940.000 dollars) de dommages-intérêts à Albert Uderzo. Selon M. Uderzo, les droits d’édition des 25 premiers albums d’Astérix lui reviendraient ainsi qu’à Anne Goscinny, fille du scénariste, qui s’était pourtant désolidarisée de M. Uderzo dans son litige avec Dargaud. Les albums suivants, dus à Uderzo seul, sont édités par Albert-René, dont Uderzo détient 80% et Anne Goscinny 20%. «Les arrière-pensées insidieuses qui me sont prêtées et ce procès sont pour moi une épreuve pénible», a déclaré M. Uderzo dans un entretien publié mercredi par Le Figaro. Le PDG de Dargaud, Claude de Saint-Vincent, a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation, chiffrant à 35% la perte de chiffre d’affaires pour sa maison d’édition. «C’est un coup dur pour Dargaud, la perte d’un best-seller, et je pense qu’à moyen terme, c’est un coup dur pour l’édition française (…) s’il s’avère qu’un auteur peut sortir d’un contrat très ancien sans motif réel», a-t-il déclaré. (AFP)
Astérix le Gaulois a été retiré à Dargaud, le plus grand éditeur français de BD, par la justice qui a tranché en faveur d’un de ses deux pères, le dessinateur Albert Uderzo. La cour d’appel de Paris a mis fin à huit ans de procès en retirant à Dargaud tous les droits d’exploitation des 25 premières aventures d’Astérix, dont le tirage a atteint 250 millions d’exemplaires, en 41 langues. Elle a ainsi donné raison à Albert Uderzo, cocréateur d’Astérix et d’Obélix avec René Goscinny, décédé en 1977, qui cherchait à résilier les contrats liés avec Dargaud depuis 1959. M. Uderzo avait fondé ce procès en estimant que Dargaud, en créant des filiales étrangères pour l’exploitation d’Astérix, avait réduit artificiellement l’assiette des considérables droits d’auteurs. La cour, qui confirme...
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