Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Croissance Madrid révise à la baisse ses prévisions

Le gouvernement conservateur espagnol a annoncé lundi, pour la première fois officiellement, qu’il allait réviser en légère baisse ses prévisions de croissance économique en 1999 en raison des effets de la crise financière actuelle. En 1999, «nous ne serons pas à 3,9% (de croissance) en termes réels mais nous serons proches de la croissance prévue pour cette année 1998» qui est de 3,7%, a affirmé le secrétaire d’Etat à l’Economie, Cristobal Montoro, qui s’exprimait à Madrid lors d’un séminaire sur l’euro. S’exprimant au cours de la même réunion, le secrétaire d’Etat au Budget, José Folgado, a précisé que la révision «sera en principe d’une décimale», ramenant ainsi la nouvelle prévision officielle de croissance à 3,8% en 1999. Le gouvernement de José Maria Aznar devrait approuver vendredi en Conseil des ministres le projet de budget de l’Etat pour 1999. Selon les grandes lignes de ce projet présentées fin juillet, la croissance devait atteindre 3,9% en 1999 après une hausse de 3,7% du produit intérieur brut (PIB) cette année (+3,4% en 1997). La «légère correction à la baisse» des prévisions de croissance proviendra d’un apport «un peu plus négatif» que prévu de la demande extérieure et d’une «légère retouche» de l’augmentation prévue (+3,9%) des dépenses de consommation, a expliqué M. Montoro. Les exportations espagnoles subiront les effets de la crise asiatique et russe qui réduira l’augmentation du commerce mondial et conduira à une appréciation des monnaies européennes, a-t-il ajouté. En dépit d’une croissance économique un peu moins forte que prévu, le gouvernement envisage de revoir en baisse ses prévisions de déficit public pour 1999, a souligné par ailleurs M. Folgado sans donner de précision sur l’ampleur de cette éventuelle révision. En juillet, l’exécutif avait indiqué qu’il prévoyait de ramener le déficit public à 1,7% du PIB en 1999 contre 2,2% cette année (2,6%) du PIB en 1997). Les déclarations de MM. Montoro et Folgado constituent la première reconnaissance officielle de la part du gouvernement que la crise financière provoquera l’an prochain une croissance moins forte qu’attendu. Le vice-président du gouvernement et ministre de l’Economie Rodrigo Rato avait encore affirmé lundi dernier que l’exécutif maintenait ses prévisions pour 1998 et 1999. «La croissance sera ce qui est prévu» car la progression de l’activité économique espagnole repose sur les exportations, mais aussi sur la demande intérieure et les investissements qui continueront à augmenter fortement, avait alors souligné M. Rato. La révision en légère baisse des objectifs de croissance de l’exécutif était toutefois largement attendue car tous les experts privés ont revu récemment leurs prévisions pour 1999. Le patronat espagnol table désormais sur une augmentation du PIB de l’ordre de 3,7% (contre 4,2% prévu précédemment) alors que l’Association espagnole des banques (AEB) prévoit une croissance de 3,5% en 1999.
Le gouvernement conservateur espagnol a annoncé lundi, pour la première fois officiellement, qu’il allait réviser en légère baisse ses prévisions de croissance économique en 1999 en raison des effets de la crise financière actuelle. En 1999, «nous ne serons pas à 3,9% (de croissance) en termes réels mais nous serons proches de la croissance prévue pour cette année 1998» qui est de 3,7%, a affirmé le secrétaire d’Etat à l’Economie, Cristobal Montoro, qui s’exprimait à Madrid lors d’un séminaire sur l’euro. S’exprimant au cours de la même réunion, le secrétaire d’Etat au Budget, José Folgado, a précisé que la révision «sera en principe d’une décimale», ramenant ainsi la nouvelle prévision officielle de croissance à 3,8% en 1999. Le gouvernement de José Maria Aznar devrait approuver vendredi...