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Actualités - Chronologie

Football Divergences UEFA - Promoteurs L'UE se penche sur la Super Ligue

Le Commissaire européen à la Concurrence, Karel Van Miert, a promis de se pencher attentivement sur le dossier «Super Ligue» qui pourrait bouleverser le football du Vieux continent. Van Miert a rencontré à la fois Media Partners, la société basée à Milan à l’origine du projet, et l’Union européenne de football (UEFA), patron du football européen et vigoureusement opposée au projet. «Nous jouerons le rôle d’un arbitre impartial. Il y a de grandes divergences d’opinion entre l’UEFA et les promoteurs de cette Super Ligue», a-t-il dit dans une interview à Reuters. Le Commissaire européen a précisé qu’il n’avait pas le pouvoir d’empêcher la réalisation du projet mais qu’il pourrait étudier les contrats entre les clubs et les organisateurs pour voir s’ils n’enfreignent pas les règles de concurrence. Il a noté que l’idée par exemple d’un contrat d’exclusivité avec une chaîne de télévision était préoccupante. Il a également souligné qu’il s’assurerait que le football resterait toujours accessible au supporter de base. «Nous voulons nous assurer que les matches seront accessibles au téléspectateur moyen, qu’il ne sera pas forcément nécessaire de payer pour voir», a-t-il déclaré. L’idée de Super Ligue est de créer un championnat avec les meilleurs clubs d’Europe, sur le modèle des ligues américaines de basket ou de hockey. A Genève, l’UEFA a réuni jeudi un groupe de discussion chargé de trouver une réplique au projet de Media Partners. L’organisation a fait savoir que les clubs classés deuxièmes de chaque championnat national pourraient être directement qualifiés pour une Ligue des champions élargie, sans en passer par les tours préliminaires. Pour le moment, seuls les champions des sept pays les mieux classés en Europe sont qualifiés, de même que le tenant du titre. Publicité en Italie Les dirigeants de Media Partners et leur président Rodolfo Hecht ont tenté de convertir les responsables des clubs de football italien de série A et de série B au projet de Super Ligue qui défie l’Union européenne de football (UEFA), à Milan lors de l’assemblée générale de la Ligue italienne. Hecht a présenté son projet: des trois compétitions existantes actuellement (NDLR: la Ligue des champions, la Coupe des coupes et celle de l’UEFA), il n’en resterait que deux: une Super Ligue avec 36 équipes réparties en trois groupes de douze pour la saison régulière, avant sept rencontres de play-off, et une autre épreuve baptisée «Pro Cup», fusion de la Coupe des coupes et de la Coupe de l’UEFA, avec 96 équipes de 51 pays. Les 18 équipes «fondatrices» admises de droit seraient celles ayant obtenu les meilleurs résultats européens sur les dix dernières années. Dix-huit autres les rejoindraient sur la base de leurs résultats dans leur championnat respectif. «C’est un projet gagnant. Il va bénéficier à tout le monde du football et pas seulement aux seuls clubs qui joueront dans cette nouvelle compétition», a déclaré Rodolfo Hecht. «Ce projet de Super Ligue n’est pas bon pour le football européen», avait estimé Gerhard Aigner, secrétaire général de l’UEFA, le 14 septembre. 5% sur les droits TV Devant les dirigeants des clubs des championnats italiens (série A et B), Hetch a avancé que «pour les dix équipes italiennes qui participeront à ces deux compétitions, les revenus sont estimés à quelque 250 millions de dollars, contre 45 à 50 millions actuellement avec l’UEFA». Selon lui, ces nouvelles compétitions devraient générer quelque deux milliards de dollars par an contre 500 millions de dollars par an pour la Ligue des champions, la Coupe des coupes et la Coupe de l’UEFA. Concernant les droits télévisuels, Hetch a précisé: «Actuellement, l’UEFA ponctionne 17,8% sur les droits TV. Media Partners n’en prendrait pas plus de 5%». La formule serait revue tous les trois ans en fonction des résultats des championnats nationaux et des Coupes européennes. La nouvelle compétition pourrait voir le jour lors de la saison 2000-2001. Si elle devait débuter dès maintenant et en tenant compte du passé de chaque club, la Super Ligue engagerait quatre équipes italiennes, trois «fondatrices», la Juventus Turin, l’Inter Milan et le Milan AC, et également Udinese. Outre les trois italiens, les 15 autres clubs «fondateurs» seraient deux espagnols (le Real Madrid et Barcelone), trois anglais (Manchester United, Arsenal et Liverpool), deux allemands (Bayern Munich, Borussia Dortmund), deux Portugais (Benfica et FC Porto), deux français (Paris SG et Olympique Marseille), deux néerlandais (Ajax Amsterdam et PSV Eindhoven), un turc (Galatasaray) et un grec (Panathinaikos). L’UEFA a fait part à l’Union européenne de son hostilité au projet de Sueper Ligue. (AFP, Reuters)
Le Commissaire européen à la Concurrence, Karel Van Miert, a promis de se pencher attentivement sur le dossier «Super Ligue» qui pourrait bouleverser le football du Vieux continent. Van Miert a rencontré à la fois Media Partners, la société basée à Milan à l’origine du projet, et l’Union européenne de football (UEFA), patron du football européen et vigoureusement opposée au projet. «Nous jouerons le rôle d’un arbitre impartial. Il y a de grandes divergences d’opinion entre l’UEFA et les promoteurs de cette Super Ligue», a-t-il dit dans une interview à Reuters. Le Commissaire européen a précisé qu’il n’avait pas le pouvoir d’empêcher la réalisation du projet mais qu’il pourrait étudier les contrats entre les clubs et les organisateurs pour voir s’ils n’enfreignent pas les règles de...