Plusieurs présidents américains, dont certains pendant leur mandat, ont eu à répondre aux questions de la justice, y compris l’un des héros de l’histoire des Etats-Unis, Thomas Jefferson. Bill Clinton est cependant le premier président américain en exercice à être cité à comparaître devant une Chambre de mise en accusation pour une affaire criminelle le concernant. L’exemple le plus célèbre reste toujours Richard Nixon qui, menacé d’une procédure d’«impeachment» (destitution) par le Congrès, démissionna le 9 août 1974. Le scandale du Watergate, portant sur l’espionnage illicite de locaux du Parti démocrate, avait fini par le rattraper. Un autre président américain, Andrew Johnson, avait évité la destitution de justesse, en mai 1868, lors d’un conflit qui l’opposait au Congrès. Plus récemment, en 1990, deux ans après la fin de son deuxième mandat, Ronald Reagan avait fourni un témoignage vidéo au procès de son ancien conseiller pour les Affaires de sécurité nationale, John Poindexter. Celui-ci était mis en cause dans l’affaire Iran-Contras, qui portait sur des ventes d’armes à Téhéran ayant servi à financer les mouvements anti-sandinistes au Nicaragua. En 1980, Jimmy Carter avait répondu sous serment depuis la Maison-Blanche aux questions de la justice qui enquêtait sur d’éventuelles irrégularités financières dans l’entreprise familiale du président américain. La transcription de ses réponses avait été transmise à une Chambre de mise en accusation à Atlanta (Georgie). Jimmy Carter et sa famille avaient été ensuite lavés de tout soupçon. En 1975, Gerald Ford avait fourni un témoignage vidéo sur le procès de Lynette «Squeaky» Fromme, une femme qui avait tenté de l’assassiner. La Maison-Blanche avait tenté auparavant, en vain, de faire en sorte que le président américain fournisse uniquement une déclaration écrite. Le dix-neuvième siècle a connu aussi tout son lot de démêlés judiciaires dans lesquels étaient impliqués des présidents. En 1807, Thomas Jefferson, l’auteur de la déclaration d’indépendance et le troisième président des Etats-Unis, l’une des figures emblématiques de l’histoire du pays, avait fourni la copie de documents dans le procès pour trahison de son ancien vice-président, Aaron Burr. Thomas Jefferson avait expliqué que sa charge l’empêchait de se rendre à Richmonde (Virginie) pour témoigner, comme l’aurait souhaité la justice. (AFP)
Plusieurs présidents américains, dont certains pendant leur mandat, ont eu à répondre aux questions de la justice, y compris l’un des héros de l’histoire des Etats-Unis, Thomas Jefferson. Bill Clinton est cependant le premier président américain en exercice à être cité à comparaître devant une Chambre de mise en accusation pour une affaire criminelle le concernant. L’exemple le plus célèbre reste toujours Richard Nixon qui, menacé d’une procédure d’«impeachment» (destitution) par le Congrès, démissionna le 9 août 1974. Le scandale du Watergate, portant sur l’espionnage illicite de locaux du Parti démocrate, avait fini par le rattraper. Un autre président américain, Andrew Johnson, avait évité la destitution de justesse, en mai 1868, lors d’un conflit qui l’opposait au Congrès. Plus récemment,...
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