Wall Street a gagné une centaine de points la semaine passée, mais sa progression a été amputée de moitié par des liquidations jeudi encouragées par l’absence de signal par Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale (Fed), sur la direction des taux directeurs. L’indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes a clôturé vendredi à 7.895,66, soit un gain de 100,16 points (1,28%) sur la semaine. La seule baisse, 216 points, a été enregistrée jeudi. Les principales Bourses mondiales ont dégringolé au lendemain des déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed), Alan Greenspan, qui a affirmé qu’il n’y avait aucun projet de réduction coordonnée des taux d’intérêt dans les grands pays industrialisés en réponse à la crise financière globale. M. Greenspan a toutefois indiqué qu’il distinguait «les premiers signes de ralentissement» de l’expansion économique américaine et que des facteurs déflationnistes «continuent à apparaître» dans l’économie mondiale. La prochaine réunion du comité monétaire de la Réserve fédérale (Fed) aura lieu le 29 septembre. Michael Clark, principal courtier de Crédit Suisse First Boston, a indiqué que l’inaction des principaux pays industrialisés face à la dégringolade des marchés financiers mondiaux, encourage les investisseurs à se méfier des titres boursiers. «Rien n’a vraiment changé depuis deux semaines. La pression de l’Asie et l’Amérique latine (sur Wall Street) continue», a observé M. Clark. «En l’absence d’initiative réelle (de la part des gouvernements), la réalité reprend le dessus. Il n’y a pas vraiment eu de mesure réelle depuis que cette situation a commencé, alors comment espérer que les choses vont s’améliorer?», a-t-il ajouté. Les opérateurs attendent par ailleurs l’entrevue mardi entre le président Bill Clinton et le premier ministre japonais Keizo Obuchi. Le secrétaire au Trésor, Robert Rubin, participera aux discussions. Les marchés ont continué par ailleurs à suivre les déboires légaux du président Clinton. Celui-ci a permis à Wall Street de se redresser mercredi après-midi après avoir affirmé qu’il ne démissionnera pas. Les investisseurs sont toutefois nerveux après la décision de la commission judiciaire de la Chambre des représentants de rendre publics l’enregistrement vidéo du témoignage du président Bill Clinton dans l’affaire Lewinsky et les 2.800 pages d’annexes qui accompagnaient les 445 pages du rapport du juge Starr. L’approche de la publication par les compagnies américaines de leurs résultats trimestriels contribue également à la volatilité du marché. Des avertissements ont déjà été émis par Procter and Gamble, Gillette et Hilton Hotels. Sur le marché obligataire, le rendement moyen sur les bons du Trésor à 30 ans, principale référence, reculait à 5,14% vendredi contre 5,22% une semaine plus tôt. Ce marché, où le taux évolue en sens inverse du prix des obligations, continue à jouer le rôle de place-refuge face aux incertitudes sur la situation financière mondiale. Parmi les titres en hausse, Delta Air Lines a progressé vendredi à 102-5/8 contre 95-3/8 une semaine plus tôt, Merck à 134-7/16 contre 128-1/16, Eastman Kodak à 85 dollars contre 78 et Procter and Gamble à 69 contre 67-5/16. IBM a reculé à 124-7/16 contre 126-3/8, Alcoa à 67-13/16 contre 68-1/16, Exxon à 68-1/8 contre 70-9/16 et Bankamerica à 59-1/2 contre 61-5/16. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Wall Street a gagné une centaine de points la semaine passée, mais sa progression a été amputée de moitié par des liquidations jeudi encouragées par l’absence de signal par Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale (Fed), sur la direction des taux directeurs. L’indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes a clôturé vendredi à 7.895,66, soit un gain de 100,16 points (1,28%) sur la semaine. La seule baisse, 216 points, a été enregistrée jeudi. Les principales Bourses mondiales ont dégringolé au lendemain des déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed), Alan Greenspan, qui a affirmé qu’il n’y avait aucun projet de réduction coordonnée des taux d’intérêt dans les grands pays industrialisés en réponse à la crise financière globale. M. Greenspan a toutefois indiqué qu’il distinguait...