Nouvel appel britannique pour le retour des frises du Parthénon en Grèce
le 19 septembre 1998 à 00h00
Le Comité britannique pour le retour des frises du Parthénon «va accroître ses pressions» sur le gouvernement à Londres pour obtenir la restitution des marbres à la Grèce d’ici 2004, a indiqué son président Graham Binns, vendredi à Athènes. Soulignant que son comité «fera tout son possible pour faire changer d’avis le gouvernement britannique» d’ici l’organisation en 2004 des Jeux olympiques à Athènes, M. Binns a toutefois appelé la Grèce a accélérer la construction, retardée depuis des années, d’un nouveau musée de l’Acropole. Sans ce musée, conçu par les Grecs pour accueillir les frises, «il n’y a aucune chance» de faire fléchir Londres, a souligné M. Binns. Il a annoncé qu’un symposium international aurait lieu en mars prochain à Londres pour la restitution des frises, et le lancement d’«une nouvelle campagne de pressions», lors de l’examen des frises, prévu l’année prochaine, par des experts internationaux. La tenue d’un séminaire d’experts avait été annoncée par le British Museum, où sont exposées les frises, après des «révélations» au printemps dernier de l’éminent historien britannique William St Clair. Selon ce dernier, les marbres ont été endommagés par le personnel du British Museum, il y a 60 ans, lors de vigoureuses opérations de nettoyage. M. Binns, qui effectue une visite en Grèce à l’invitation d’un comité grec pour la protection du patrimoine de Lord Byron, et s’est entretenu dans la matinée avec le ministre grec de la Culture, Evangélos Vénizélos, a aussi accusé le gouvernement britannique d’être sur ce dossier «comme sur d’autres, en recul par rapport à l’opinion publique». La Grèce, qui réclame en vain depuis 1982 à Londres le retour des frises, qu’elle estime volées, a relancé ses pressions après la publication des accusations de M. St Clair, mais s’est heurtée à une nouvelle fin de non-recevoir de Londres. Les frises avaient été transportées en Grande-Bretagne en 1802 par Lord Elgin, qui les avaient acquises auprès des autorités ottomanes dirigeant la Grèce. (AFP)
Le Comité britannique pour le retour des frises du Parthénon «va accroître ses pressions» sur le gouvernement à Londres pour obtenir la restitution des marbres à la Grèce d’ici 2004, a indiqué son président Graham Binns, vendredi à Athènes. Soulignant que son comité «fera tout son possible pour faire changer d’avis le gouvernement britannique» d’ici l’organisation en 2004 des Jeux olympiques à Athènes, M. Binns a toutefois appelé la Grèce a accélérer la construction, retardée depuis des années, d’un nouveau musée de l’Acropole. Sans ce musée, conçu par les Grecs pour accueillir les frises, «il n’y a aucune chance» de faire fléchir Londres, a souligné M. Binns. Il a annoncé qu’un symposium international aurait lieu en mars prochain à Londres pour la restitution des frises, et le lancement...
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