Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Santé Enfin une parade au rejet des greffes

Des chercheurs américains ont peut-être découvert le moyen de surmonter l’un des principaux obstacles au succès des transplantations d’organes d’animaux dans le corps humain, rapporte l’hebdomadaire «Science». Selon les travaux publiés par l’équipe du Dr Jennifer Bracy, de l’université Allegheny de Philadelphie (Pennsylvanie), une simple manipulation génétique de la moëlle osseuse du receveur de l’organe animal pourrait permettre d’éviter les rejets. Chez les porcs, le responsable de la réaction de rejet est une molécule présente à la surface de la cellule de l’animal, baptisée par les spécialistes «alpha-Gal». C’est elle qui signale au système immunitaire humain la présence d’un élément étranger et donne ainsi le feu vert à l’entrée en action de ses puissants anticorps. Pour bloquer ce signal, les auteurs de l’étude ont modifié génétiquement la moelle osseuse de souris de façon à ce que les cellules de ces rongeurs produisent des molécules «alpha-Gal» parfaitement similaires à celles des porcs. Ils ont alors constaté que les souris avaient cessé de produire les anticorps dirigés contre les cellules porcines. Les chercheurs américains envisagent maintenant de tester leur technique sur des babouins, dont le système immunitaire est très proche du nôtre, puis sur l’homme. Les médecins multiplient depuis plusieurs années les expériences de xénotransplantations sur les humains, mais la réaction quasi systématique de rejet du receveur a empêché jusque-là leur généralisation. (AFP)
Des chercheurs américains ont peut-être découvert le moyen de surmonter l’un des principaux obstacles au succès des transplantations d’organes d’animaux dans le corps humain, rapporte l’hebdomadaire «Science». Selon les travaux publiés par l’équipe du Dr Jennifer Bracy, de l’université Allegheny de Philadelphie (Pennsylvanie), une simple manipulation génétique de la moëlle osseuse du receveur de l’organe animal pourrait permettre d’éviter les rejets. Chez les porcs, le responsable de la réaction de rejet est une molécule présente à la surface de la cellule de l’animal, baptisée par les spécialistes «alpha-Gal». C’est elle qui signale au système immunitaire humain la présence d’un élément étranger et donne ainsi le feu vert à l’entrée en action de ses puissants anticorps. Pour bloquer...