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Actualités - Chronologie

Le poisson est menacé, je ne l'achète pas

Le Fond mondial pour la nature (WWF) dresse un véritable réquisitoire contre la pêche en haute mer et «les pillards des océans», dans un rapport rendu public à la conférence internationale sur l’avenir des océans à Lisbonne. «Surdimensionnées, ces flottes pillent les océans, très souvent dans les eaux territoriales des pays en développement, menaçant directement la viabilité des pêcheries locales», affirme le WWF. Ce rapport — intitulé «l’empreinte laissée par les flottes de pêche en haute mer» — dénonce «les armadas de pêche à l’assaut des océans du monde» qui opèrent en dehors de leurs eaux nationales. Comme la FAO et le rapport Soares, le WWF s’en prend au système de subventions qui «encourage la surexploitation et menace la survie de plusieurs espèces». 60 à 70% des 200 espèces les plus intéressantes de poissons sont surexploitées ou menacées. Selon l’ONU et le WWF, les dépenses de l’industrie de la pêche sont de 124 milliards de dollars par an alors que ses revenus sont de 70 milliards, les subventions gouvernementales atteignant 54 milliards de dollars. «Ces subventions permettent de maintenir la capacité des flottes à des niveaux qui contribuent à la surpêche et sont une aberration économique». Les pays — ou regroupement de pays — les plus actifs dans le domaine de la pêche en haute mer sont la Chine, le Japon, les Etats-Unis, la Russie, la Norvège, la Corée et l’Union européenne. Le tiers du budget annuel de pêche de l’UE est allé en 1996 au soutien des flottes en haute mer pour qu’elles puissent accéder aux zones de pêche étrangères. (AFP)
Le Fond mondial pour la nature (WWF) dresse un véritable réquisitoire contre la pêche en haute mer et «les pillards des océans», dans un rapport rendu public à la conférence internationale sur l’avenir des océans à Lisbonne. «Surdimensionnées, ces flottes pillent les océans, très souvent dans les eaux territoriales des pays en développement, menaçant directement la viabilité des pêcheries locales», affirme le WWF. Ce rapport — intitulé «l’empreinte laissée par les flottes de pêche en haute mer» — dénonce «les armadas de pêche à l’assaut des océans du monde» qui opèrent en dehors de leurs eaux nationales. Comme la FAO et le rapport Soares, le WWF s’en prend au système de subventions qui «encourage la surexploitation et menace la survie de plusieurs espèces». 60 à 70% des 200 espèces les...