La presse américaine a mis en cause un représentant républicain pour sa liaison extraconjugale, pour la troisième fois en l’espace de trois semaines, alors que le Congrès envisage la destitution du président Bill Clinton, accusé d’avoir menti sur la nature de ses relations avec Monica Lewinsky. Cette fois, les accusations visent Henry Hyde, 74 ans, président de la Commission judiciaire de la Chambre, chargée en premier lieu de décider s’il y a lieu d’entamer une procédure de destitution. Le magazine politique, «Salon Magazine», diffusé sur Internet, affirme que M. Hyde a entretenu une liaison pendant plus de quatre ans, entre 1965 et 1969, et a brisé le mariage de son ex-maîtresse, Cherie Snodgrass, styliste de douze ans sa cadette qui à l’époque était mère de trois jeunes enfants. Henry Hyde, alors âgé de 41 ans, était marié et père de quatre garçons. Il entamait une brillante carrière politique, ayant été élu pour la première fois représentant de l’Illinois en 1966, selon «Salon». Le représentant républicain, qui est aujourd’hui veuf, son épouse étant décédée d’un cancer, a reconnu avoir été «bons amis» avec Cherie Snodgrass, mais a dénoncé une campagne visant selon lui à l’«intimider». «Il suffit de dire que Cherie Snodgrass et moi avons été bons amis il y a très, très longtemps. Après que M. Snodgrass en eut informé ma femme, cette amitié s’est achevée et mon mariage est resté intact», a-t-il affirmé dans un communiqué. La publication de ces «indiscrétions de jeunesse» est «une tentative évidente pour m’intimider et cela ne marchera pas», a-t-il ajouté. «Je remplirai mes devoirs constitutionnels (…)». «Salon Magazine» a justifié la publication de cette information, sur une liaison vieille de trente ans en écrivant: «Ne sommes-nous pas en train de combattre le feu par le feu, nous abaissant aux techniques de caniveau que nous déplorons? Franchement, oui. Mais la laideur du moment demande une telle laideur dans les tactiques». Lundi, M. Hyde avait diffusé une lettre aux membres de la Commission judiciaire, chargée de l’examen des accusations à l’encontre du président Bill Clinton, avertissant que «des partisans du président, y compris éventuellement du personnel de la Maison-Blanche», cherchaient à obtenir et à disséminer «des informations préjudiciables et d’ordre personnel» sur des membres du Congrès, et notamment sur ceux de la commission. Et il avait affirmé que tout effort pour «intimider» la commission constituait une action criminelle. M. Hyde est le troisième représentant républicain impliqué dans une affaire de mœurs au cours des trois dernières semaines. Le président de la commission des Affaires gouvernementales, Dan Burton, avait annoncé début septembre être le père d’un enfant illégitime après que la presse ait commencé à enquêter sur cette affaire. Et la presse avait récemment révélé que Helen Chenoweth, représentante de l’Idaho, avait elle aussi eu une liaison. (AFP)
La presse américaine a mis en cause un représentant républicain pour sa liaison extraconjugale, pour la troisième fois en l’espace de trois semaines, alors que le Congrès envisage la destitution du président Bill Clinton, accusé d’avoir menti sur la nature de ses relations avec Monica Lewinsky. Cette fois, les accusations visent Henry Hyde, 74 ans, président de la Commission judiciaire de la Chambre, chargée en premier lieu de décider s’il y a lieu d’entamer une procédure de destitution. Le magazine politique, «Salon Magazine», diffusé sur Internet, affirme que M. Hyde a entretenu une liaison pendant plus de quatre ans, entre 1965 et 1969, et a brisé le mariage de son ex-maîtresse, Cherie Snodgrass, styliste de douze ans sa cadette qui à l’époque était mère de trois jeunes enfants. Henry Hyde, alors âgé de...
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