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Actualités - Chronologie

L'Angola au bord d'une nouvelle guerre civile

L’isolement total de Jonas Savimbi, chef historique de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), déclaré hors-la-loi par le régime de Luanda et qualifié de «criminel de guerre» par les pays d’Afrique australe lors de leur sommet à Maurice, pourrait être le prélude à une nouvelle guerre civile. Engagé depuis le mois de mars dans des actions de guérilla, le mouvement de Jonas Savimbi — qui disposerait selon le gouvernement de 35.000 hommes bien armés et entraînés — s’est placé lui-même hors de négociations de paix en décidant le 24 août dernier de cesser toute collaboration avec la «troïka» des pays observateurs du processus de paix (Portugal, Etats-Unis, Russie) accusés de faire le jeu de Luanda. Le régime du président José Eduardo dos Santos décidait alors d’expulser les membres de l’UNITA du gouvernement d’Unité et de réconciliation nationale (GURN) ainsi que les 70 députés de l’UNITA au Parlement. Dans le même temps il «parrainait» le «comité de rénovation de l’UNITA», mouvement de dissidence créé par l’ancien secrétaire général de l’UNITA, Eugenio Manuvakola, signataire des accords de paix de Lusaka. Le «comité de rénovation» est aujourd’hui le seul «représentant valable» de l’UNITA pour le gouvernement. En outre, le président dos Santos a obtenu que les pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) reconnaissent le «comité» comme seul représentant de l’UNITA et qu’ils condamnent Jonas Savimbi qualifié de «criminel de guerre». Même si les dissidents de l’UNITA n’ont pas été reconnus par les Nations Unies, José Eduardo dos Santos a désormais les mains libres pour lancer une offensive militaire contre les «bandits» de Jonas Savimbi. Offensive imminente Sur le terrain, le chef historique de l’UNITA a pris l’initiative lançant des attaques d’envergure dans les provinces de Uije (nord) et Huambo (centre). Engagé en République démocratique du Congo (RDC) où ses troupes soutiennent le président Laurent-Désiré Kabila, le président dos Santos ne semble pas vouloir se lancer immédiatement dans une vaste offensive contre les troupes de Jonas Savimbi. Mais selon de nombreux diplomates en poste dans la région, tout porte à croire qu’une offensive gouvernementale sera lancée très prochainement. (AFP)
L’isolement total de Jonas Savimbi, chef historique de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), déclaré hors-la-loi par le régime de Luanda et qualifié de «criminel de guerre» par les pays d’Afrique australe lors de leur sommet à Maurice, pourrait être le prélude à une nouvelle guerre civile. Engagé depuis le mois de mars dans des actions de guérilla, le mouvement de Jonas Savimbi — qui disposerait selon le gouvernement de 35.000 hommes bien armés et entraînés — s’est placé lui-même hors de négociations de paix en décidant le 24 août dernier de cesser toute collaboration avec la «troïka» des pays observateurs du processus de paix (Portugal, Etats-Unis, Russie) accusés de faire le jeu de Luanda. Le régime du président José Eduardo dos Santos décidait alors...